Les artisans du spectacle Porteur d'Ô, qui sera présenté au Carrefour étudiant du collège Lionel-Groulx, le mercredi 25 avril à 20 h. Billets à la porte à 2 $ (étudiants) et à 5 $ pour le grand public. (courtoisie)
Porteurs d'eau demandés!
«Privatisation, manipulation, marchandisation, contamination, magouilles, prise de contrôle par des multinationales, etc. Il est temps d’apprendre socialement et individuellement à mieux mettre en commun, à prendre soin, à respecter, à aimer l’ensemble des dons liés à la création, dont l’eau», affirment les promoteurs du spectacle Porteur d'Ô.
Le spectacle Porteur d’Ô roule encore, après six années de succès. La tournée se poursuit, la troupe était à Rouyn, Port-Cartier, Sept-Îles, La Malbaie et Matane en mars, pour s'arrêter le 25 avril à Sainte-Thérèse au Carrefour étudiant du collège Lionel-Groulx. Une chance unique pour vous d’apprécier une mise en scène touchante et engagée et de profiter de l’occasion pour rencontrer et échanger avec l’auteur et peut-être devenir vous aussi, porteur d’eau!
Porteur d’Ô est une création de l’auteur-compositeur Martin Ferron, qui fut lauréat 2005 catégorie composition musicale du Festival en chanson de Petite-Vallée. Pour Martin Ferron, bachelier en travail social et impliqué auprès de la coalition Eau Secours, ce spectacle musical lui a valu un prix de la SODEC, celui de la Fondation du maire de Montréal et également celui du Conseil des Arts du Québec.
Sur scène, des musiciens ajoutent une dimension beaucoup plus réaliste à la pièce et entourent les quatre comédiens: Sébastien Pelletier (Pierre), Elizabeth Dupperé (Ariane), Marie-Michelle Blain (Océana) et Pierre-Léon Trépanier (Tristan). Ces personnages sensibles et passionnés vous invitent à entrer dans la danse et à vous ouvrir les yeux sur notre monde intérieur et notre façon de vivre.
Spectacle futuriste se déroulant en 2047, nos enfants sont aux prises avec une multinationale de l’eau, la Watermart, qui s’approprie toutes les sources d’eau et la revend à prix d’or (l’or bleu) aux habitants qui en ont besoin pour survivre. Océana, Ariane, Pierre et Tristan vont briser les règles, s’en prendre à «l’establishment» et tenter de redonner au peuple cette source de vie qu’ils pensaient être une richesse collective inépuisable.
Dans la foulée du grand Frédéric Back, auteur de «L’homme qui plantait des arbres», qui a réalisé l'influence de son oeuvre sur les citoyens qui se mettaient à planter des arbres, Martin Ferron souhaite vivement que les citoyens se mettent à sauver l’eau et qu’ils s’inspirent de Porteur d’Ô, pour initier des actions locales appropriées et enfin cesser de «jouer aux cons-sommateurs!»
D.B.