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Si une médaille pour les entraîneurs-accompagnateurs existait, ils l'auraient!

par Donald Brouillette
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Article mis en ligne le 2 avril 2007 à 10:01
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Si une médaille pour les entraîneurs-accompagnateurs existait, ils l'auraient!
Xavier Rousseau et Stéphane Lucas. (Photo Pépé)
Si une médaille pour les entraîneurs-accompagnateurs existait, ils l'auraient!
Lors de la récente Finale des Jeux du Québec, pour les athlètes d'escrime des Laurentides, Stéphane Lucas et Xavier Rousseau ont été à la fois des conseillers techniques attentifs et des grands frères complices, pour cette dizaine d'ados et de préados dont ils avaient la garde et qui, dans plusieurs cas, «découchaient» de la maison pour la première fois. Ils ont surtout été des as motivateurs, créant et cimentant un esprit d'équipe qui au-delà des médailles, constitue pour eux une grande source de fierté.
«Attention ça va barder, les Laurentides sont arrivées, on va tous les écraser, du premier jusqu'au dernier» scandaient les escrimeuses et escrimeurs des Laurentides, en entrant dans le gymnase de l'école l'Horizon de Le Gardeur, où se tenaient les épreuves d'escrime à la Finale provinciale des Jeux du Québec hiver 2007. La chanson a été composée par l'une des plus jeunes membres de l'équipe d'escrime des Laurentides, cela vous en dit-il un peu sur l'état d'esprit qui régnait dans la gang à Stéphane et Xavier?

«Je voulais qu'ils se rappellent de ces Jeux-là toute leur vie», avoue l'entraîneur Stéphane Lucas, qui a acheté avant les Jeux des tuques orange (couleur des Laurentides aux JQ) pour tous les jeunes athlètes d'escrime des Laurentides, afin qu'ils soient toujours clairement identifiés. Quant à Xavier Rousseau, il porte toujours sa casquette orange, trois semaines après la fin des Jeux du Québec.

Pendant les quatre jours des épreuves d'escrime, Stéphane Lucas et Xavier Rousseau ont scandé et fait crier le nom Lau-ren-ti-des par les athlètes et leurs parents dans l'assistance dès qu'un escrimeur de la région était en scène… à tel point que les deux entraîneurs n'avaient à peu près plus de voix dès le deuxième jour des compétitions!
Conseil technique, confiance, complicité
«Pourquoi on les encourageait si fort? Quand l'escrimeur affronte un adversaire, il faut qu'il sente qu'il y a quelqu'un en arrière de lui. C'est de la bonne pression qu'on lui met», expliquent Stéphane et Xavier.
Les entraîneurs ont aussi joué un rôle constant auprès des arbitres, pour questionner certaines décisions, lors des matchs de leurs athlètes… «Notre rôle c'est d'influencer les arbitres, pour des touches subséquentes par exemple. C'est un rôle qu'on doit jouer absolument», commente Stéphane, alors que Xavier explique: «les arbitres aux Jeux du Québec étaient jeunes, les plus expérimentés étaient aux Jeux du Canada.»

Sur le plan purement sportif et compétitif, les deux «coachs» de l'équipe d'escrime des Laurentides sont plus que satisfaits des performances de leur onze escrimeurs et escrimeuses: «Tout le monde a donné ce qu'il pouvait. Ils n'auraient pu faire mieux. Et puis après un match décevant, faut que tu passes à autre chose.»

Côté relations humaines et vie de groupe, difficile de trouver plus intense. Le seul soir où les deux entraîneurs sont allés à des activités organisées pour le personnel accompagnateur des Jeux, ils disent avoir trouvé la soirée «plate» et avoir regretté de ne pas être restés avec «leur gang». Les autres soirs, ils ont accompagné leurs ados à la danse organisée au lieu d'hébergement des athlètes et se sont beaucoup amusés de voir l'émoi que causaient les filles du curling et du hockey féminin chez leurs jeunes escrimeurs!

Un soir, ils se sont aperçus qu'une jeune fille du groupe s'ennuyait de ses parents et avait du mal à s'endormir; Xavier et Stéphane ont appelé à la rescousse la «missionnaire» Caroline de Loisirs Laurentides, pour qu'elle vienne la border et la consoler.

Devant tant de dévouement et de vigilance, exercés dans le plaisir, sous de rutilantes casquettes orange, on ne peut dire que: «Chapeau, les gars!»

Photo LucasRousseauPP7504

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