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Le travail serait favorable aux études

Article mis en ligne le 23 mars 2007 à 15:48
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Le travail serait favorable aux études
Psychologue au département de Recherche Sociale et Éducative de l'Université McGill, Hugo Gagnon présente le bilan de la première année du projet Équi-TÉ. (Photo :Pépé)
Le travail serait favorable aux études
Lors du plus récent midi d'affaires de la Chambre de commerce et d'industrie Thérèse-De Blainville, le premier rapport du projet Équi-TÉ, une étude portant sur l'équilibre entre le travail et les études pour les jeunes du niveau secondaire et collégial, a été présentée.
Le projet Équi-TÉ, qui signifie Équilibre Travail-Études, est une collaboration entre les Partenaires de la réussite éducative des jeunes dans les Laurentides (PREL) et l'Université McGill. Avant de présenter les résultats du rapport, la présidente du PREL, Lauraine Langlois, a rappelé que la région des Laurentides est l'une des régions du Québec ayant le plus haut taux d'abandon scolaire et le plus bas taux de diplomation, avec 35% des jeunes qui quittent l'école sans diplôme.

Selon l'Institut de la statistique du Québec, les Laurentides connaîtront une croissance économique trois fois plus importante que partout ailleurs au Québec au cours des prochaines années. Mme Langlois a indiqué que pour répondre à cette croissance, les entreprises de la région auront besoin d'une main-d'œuvre qualifiée et elle croit que cela passe par la diplomation. «C'est une véritable culture de l'excellence que nous cherchons à développer», a-t-elle ajouté.

Ainsi, le PREL a élaboré le projet Équit-TÉ, dont l'objectif est de satisfaire le besoin en main-d'œuvre des entreprises, tout en favorisant le maintien en formation. Supervisé et analysé par l'Université McGill, le projet en est à sa deuxième année d'activité et c'est mercredi dernier qu'Hugo Gagnon, psychologue au département de Recherche Sociale et Éducative, a présenté les résultats de la première année du projet.

Selon le rapport, 56,5% des étudiants ont un emploi et 15% d'entre eux travaillent plus de 20 heures par semaine, ce qui, selon les résultats du rapport, serait potentiellement néfaste au désir de rester à l'école. Toutefois, l'intention de décrochage semble moins élevée pour les jeunes qui travaillent moins de 20 heures par semaine que ceux qui ne travaillent pas du tout. «Sous certaines conditions, le travail favorise la réussite scolaire», a mentionné Hugo Gagnon. Trois besoins essentiels ont aussi été identifiés afin d'augmenter les chances de réussite à l'école et au travail, ils sont l'autonomie, la compétence et le sentiment d'appartenance. «Un élève qui se sent autonome et compétent au travail a moins l'intention de décrocher», a signalé Hugo Gagnon. Il a ajouté que lorsque l'employeur se préoccupe des résultats scolaires de l'étudiant, celui-ci est moins porté à abandonner l'école.

À noter que la ville de Bois-des-Filion a remporté le prix de l'implication de ses entreprises dans le projet Équi-TÉ.

Ph conferencier pp 295

(Photo :Pépé)

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