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Ratsavarinh Vongsamphanh présente une thèse pour contrer le cancer

La passion de la recherche et de la découverte guide son instinct de scientifique

par Pierre Joly
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Article mis en ligne le 5 mars 2007 à 19:56
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Ratsavarinh Vongsamphanh présente une thèse pour contrer le cancer
Ratsavarinh Vongsamphanh: la première Canadienne d’origine laotienne à obtenir son doctorat en microbiologie au Canada. :(Photo: Pépé)
Ratsavarinh Vongsamphanh présente une thèse pour contrer le cancer
La passion de la recherche et de la découverte guide son instinct de scientifique
C’est le 20 février dernier qu’a été évaluée à la Faculté des études supérieures de l’Université de Montréal, la thèse de Ratsavarinh Vongsamphanh ayant pour titre: The biological importance of apurinic/apyrimidinic endonucleases in the maintenance of genetic stability; thèse résultant de plusieurs années d’études et de recherches dans le domaine de la molécule et de l’ADN, et ayant pour but de trouver un remède pour combattre plusieurs maladies, dont le cancer.
Devenant ainsi la première Canadienne d’origine laotienne à obtenir son doctorat en microbiologie au Canada, elle est aujourd’hui dans sa communauté très respectée et elle représente l’exemple de la réussite auprès des jeunes de sa nationalité. En 1976, compte tenu de la situation politique instable au Laos (guerre, gouvernement communiste, etc.), sa famille immigre au Canada et s’établit à Montréal, alors que la jeune fille est âgée de seulement quatre ans. Au fil des ans, elle entreprend ses études et obtient plusieurs bourses d’études, toutefois, le domaine des sciences l’attire plus particulièrement (science biologique, science physique et science de la santé).
Combattre le cancer
Après sept ans d’études au département de microbiologie et immunologie de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, la thèse qu’elle vient de présenter est le résultat de son travail avec une protéine qui répare l’ADN (molécule code pour l’information génétique). «Chez l’humain, l’ADN peut être endommagé par les rayons UV. S’il n’est pas réparé, il peut engendrer des mutations et par la suite causer le cancer. Cette protéine importante répare les lésions et les dommages qui sont ainsi faits. C’est donc la cellule défectueuse ou cancéreuse de l’ADN que j’ai réussi à activer, et qui pourrait possiblement arrêter la progression cancéreuse, mais ce n’est que le début d’une piste possible», explique-t-elle. Scientifiquement parlant, ses études confirment l’importance biologique des AP endonucléases dans la réparation des dommages oxydatifs de l’ADN, et de comprendre davantage les mécanismes par lesquels ces enzymes contribuent à la stabilité génétique dans la cellule. Selon Mme Vongsamphanh, la science est un secteur compétitif où tous les chercheurs travaillent de leur côté à partir de données déjà existantes. La lutte contre le cancer n’est qu’une partie des recherches fondamentales et des utilisations pratiques effectuées pour faire avancer la science, mais avant que les résultats n’aboutissent en médicaments, cela peut prendre beaucoup de temps.
La passion de la découverte
Elle entreprend en ce moment un stage post-doctorat (expérience de travail qui devrait durer de deux à trois ans). Éventuellement, elle voudrait devenir chef d’équipe pour les étudiants en maîtrise et peut-être même posséder son propre laboratoire de recherche. «J’ai toujours cru que j’allais y arriver. La recherche scientifique, c’est toute ma vie», confesse Mme Vongsamphanh. En plus de se consacrer à la recherche, la scientifique adore voyager, pratiquer la Salsa et les danses traditionnelles, tout en excellant dans plusieurs sports tels que le wakeboard, le jogging, le badminton et le sudoku, dans le but de maintenir le bon équilibre mental et physique. En terminant, elle remercie son copain Sylvain et ses parents Thongnhoune et Prattana pour leur soutien constant durant toutes ces années.



Photo

:(Photo: Pépé)

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