Le Syndicat de l’enseignement secondaire des Basses-Laurentides fait la différence
La fierté exprimée par la présidente de la Commission scolaire de la Seigneurie des Mille-Îles dans son rapport annuel sont aussi vides de sens que les énoncés de mission et de vision du plan stratégique sur la réussite scolaire, dénoncent les représentants du Syndicat de l’enseignement secondaire des Basses-Laurentides.
«Tous les plans stratégiques du monde seront insuffisants tant et aussi longtemps que la CSSMÎ ne mettra pas en pratique, sur le terrain, les énoncés de mission et de vision qu’elle avance. L’humanisme et la coopération doivent se concrétiser par des actions au quotidien afin que les enseignantes et les enseignants se sentent respectés et faisant partie de la solution», déclare le président du syndicat Martin Lauzon.
Le syndicat s’appuie sur les résultats d’un sondage auquel ont participé plus de 600 enseignants et enseignantes pour démontrer à la présidente de la CSSMI qu’elle ne peut parler de fierté. «Le discours stratégique ne traverse pas les murs de l’édifice du 430 boulevard Arthur-Sauvé, la direction générale de la CSSMI. Dans la réalité, le personnel enseignant dénonce le manque de considération, la démotivation par les décisions de leur employeur, la détérioration de relations pourtant essentiels pour parler de –culture organisationnelle axée sur la communication, la coopération, le partenariat et la responsabilisation-, et surtout de la priorité accordée à l’élève et à la réussite scolaire», martèle le président que le rapport annuel de la Commission scolaire a indigné. «Tout va bien selon présidente, alors que 92.2% des enseignants ne sentent pas considérés comme des partenaires, que 88.7% ne croient pas que la CSSMI prend des décisions en fonction de l’élève, et qu’un pourcentage semblable estime que la CSSMI ne prend pas les moyens appropriés pour favoriser la motivation des élèves ni des enseignants», affirme Martin Lauzon à la lecture des résultats du sondage. Quatorze énoncés du plan stratégiques ont été utilisés et évalués par les participants dans le cadre du sondage réalisé en octobre dernier sur le bilan 2003-2006.
Considération et reconnaissance des opinions des enseignants sont maintenant exigés pour amorcer le prochain plan triennal. «Les rencontres, interventions et demandes effectuées auprès de la direction générale pour faciliter les relations et soutenir les enseignants du niveau secondaire dans leurs objectifs auprès des élèves n’ont rien changé, la souplesse et la considération demandées ont pour réponse des irritants supplémentaires», a précisé le vice-président Pierre St-Jacques en donnant pour exemples, la gestion des absences, la future gestion des compétences, l’application de la réforme.
Sur ce sujet, la Coalition Stoppons la réforme, organise une assemblée publique permettant à des experts de s’exprimer sur la réforme et aux parents et enseignants d’en débattre. L’assemblée publique «La réforme scolaire est un échec!» se déroulera le mercredi 13 décembre, à 19h, à la Polyvalente Sainte-Thérèse, 401 rue du Domaine Sainte-Thérèse. Le président Martin Lauzon a d’autre part souligné que la pétition à l’intention du Ministre Fournier «stopponslareforme» a recueilli plus de 12 000 noms en quatre jours. Les personnes qui veulent consulter le document peuvent accéder au site :
www.stopponslareforme.qc.caPh syndicatsensei 02
(Photo : David Gaubiac )