Après un début de saison difficile, et pas juste sur la glace, l'équipe de hockey féminin Les Nordiques de Lionel-Groulx fait confiance à la médaillée olympique Nancy Drolet pour redresser la situation. [:AC:]CP>(Courtoisie)<[:AC:]$p>
La hockeyeuse Nancy Drolet derrière le banc des Nordiques de Lionel-Groulx
C'est la jeune retraitée de l'équipe nationale de hockey féminin du Canada, Nancy Drolet, qui est maintenant entraîneuse-chef des Nordiques de Lionel-Groulx, l'équipe de hockey féminin créée l'année dernière, qui évolue dans la ligue féminine collégiale AA.
Contrairement à ce que soutenait un article paru dans un quotidien montréalais le 1er décembre, le directeur de la Vie étudiante du collège Lionel-Groulx, Yves Carignan, ne relie pas le changement d'entraîneurs de l'équipe de hockey des Nordiques à la piètre performance de cette formation sur la glace.
En substance, Yves Carignan affirme que l'équipe d'entraîneurs qui était en place n'était pas assez sensible à la réussite académique des élèves-athlètes, membres des Nordiques. «Toute activité étudiante vient appuyer l'activité éducative. (…) On ne voyait pas de changements dans l'effort académique des filles au cours des derniers mois; mes entraîneurs doivent être les porte-parole du collège auprès des joueuses», explique Yves Carignan qui est allé chercher Nancy Drolet, une fille pour diriger des filles…
Lors d'un entretien téléphonique lundi dernier, Nancy Drolet a évité méticuleusement de se mettre les pieds dans les plats, arrivant en poste après le congédiement d'une équipe d'entraîneurs.
La hockeyeuse, médaillée olympique à Nagano en 1998, a manifesté beaucoup de diplomatie et d'élégance dans ses propos en levant son chapeau, dit-elle, à tous ceux qui ont été là avant elle, pour démarrer un programme de hockey nouveau à Lionel-Groulx.
Bon, mais à partir de maintenant madame Drolet? «On vit une période de transition... J'ai trois focus d'ici Noël: créer un esprit d'équipe compact, donner une éthique de travail, retrouver le plaisir de jouer au hockey», résume-t-elle.
Pour Nancy Drolet, sa vraie saison de hockey compétitive avec les Nordiques commencera avec la reprise des hostilités après les Fêtes, le 21 janvier. D'ici là, il reste bien sûr deux matchs à disputer, mais elle avoue que l'équipe sera en mode évaluation, une sorte de deuxième camp d'entraînement, où on pourrait même accueillir quelques nouvelles joueuses au sein de la formation.
Nancy Drolet dit sentir beaucoup d'appui de la part du collège et aucune pression excessive, malgré le congédiement de ses prédécesseurs: «L'important c'est de progresser, il faut avoir des objectifs réalistes», dit-elle.
Sera-t-elle plus efficace derrière le banc des Nordiques parce qu'elle est une femme? Elle croit plus à ses forces reliées à sa connaissance du monde du hockey féminin, aussi parce qu'elle a eu une école de hockey pendant cinq ans dans son patelin, à Drummondville, et pas seulement parce qu'elle est une fille qui dirigera des filles.
Et pourquoi avoir accepté ce poste? «Cette jeunesse-là, c'est notre relève pas seulement comme hockeyeuse mais comme citoyenne», répond-elle, ajoutant que l'offre est arrivée à un bon moment pour elle.
La nouvelle «coach» a déjà vécu deux matchs derrière le banc des Nordiques, une victoire (enfin) de 5-2 sur le collège Marie-Victorin et une défaite de 11-4 contre Dawson «dont le pointage ne reflète pas vraiment l'allure du match»… Il n'y a pas à dire, Nancy Drolet a vite assimilé le langage typique de l'entraîneur.
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