Nathalie Landry a les yeux grands ouverts sur les pays du tiers-monde
:(Photo: Pépé)
Ph africa jim school 024 et ph Africa jim school 027
Le projet humanitaire ougandais de Nathalie Landry se poursuivra en 2007
Du bénévolat outre-mer pour la résidante de Rosemère
Été 2006: Nathalie Landry quitte le Québec pour agir à titre de bénévole dans un projet humanitaire éducationnel en Afrique, le tout dans des conditions difficiles, cependant l’expérience est tellement gratifiante pour elle, que la jeune enseignante de Rosemère s’apprête à refaire ses valises afin de continuer son projet.
Faire du bénévolat en Afrique n’est pas chose facile, et cela peut s’effectuer à différents niveaux soit: environnemental, éducationnel ou écologique. Nathalie Landry a choisi le projet éducatif, de par sa profession d’enseignante. Après avoir posé sa candidature à l’organisme humanitaire «Global Volunteer Network», et rencontré toutes les exigences requises au point de vue physique et émotionnel, elle signe un contrat de deux mois comme bénévole en Ouganda. La jeune femme, qui a déjà été témoin de la pauvreté lors de précédents voyages au Liban, en Tunisie ou au Mexique, savait alors à quoi s’attendre là-bas.
«En arrivant sur place, j’ai dû suivre un cours d’adaptation générale dispensé par une représentante de l’agence, afin de faciliter mon intégration face aux gens et à leur mode de vie. Ensuite, le directeur de l’école m’a donné mon horaire de travail et m’a expliqué le fonctionnement général de l’école. Après cela, j’étais prête à débuter mon ouvrage», révèle Mme Landry.
Un manque de créativité chez les jeunes ougandais
Dès la première journée d’enseignement, Nathalie Landry s’est vite aperçue que les élèves manquent de créativité puisqu’ils n’ont pas de livres ni de ressources. Cette situation les oblige à constamment prendre des notes, donc ils ont de la difficulté à penser par eux-mêmes et à devenir autonomes. «Il faut sans arrêt nourrir cette créativité et développer leur capacité décisionnelle», affirme l’enseignante.
Au fil du temps, elle a développé sa propre technique d’enseignement, en posant aux élèves le plus de questions possible, pour ainsi les faire parler et réfléchir davantage. De plus, il peut y avoir jusqu’à 90 élèves par classe, de la maternelle au secondaire, alors elle a dû mêler les jeunes entre-eux afin qu’ils puissent s’impliquer et participer davantage à la classe. À la fin de son séjour, ses techniques d’enseignement avaient porté fruit, car les élèves étaient beaucoup plus ouverts aux autres et davantage intéressés aux matières académiques. «En arrivant à l’école, mon but était d’améliorer leur façon de vivre et je crois que j’y suis arrivée, du moins ça me paraît un début encourageant», déclare Nathalie Landry.
Un projet personnel…au-delà du projet éducatif
En plus du projet éducatif, Nathalie Landry travaillera l’été prochain à la réalisation de son projet personnel, qui consiste à plâtrer et à peinturer les murs de l’école. Un projet qu’elle finance personnellement et qui va lui coûter environ 450 $ par classe (environ 3 000 $ au total). Elle va débuter par rénover deux classes afin de les éclaircir un peu, car il n’y a pas d’électricité et il fait très noir. De plus, le fait de plâtrer les murs devrait éloigner les insectes et protéger davantage les enfants contre les maladies. «Là-bas, on vit tout un enchaînement de situations catastrophiques qu’il faut justement ralentir et contrer», explique-t-elle.
L’aménagement d’infrastructures indispensables
Son projet comporte aussi l’aménagement d’une bibliothèque ou d’un local afin d’entreposer des livres. Ensuite viendra la construction d’un dortoir, car présentement, le soir venu, les élèves dorment dans les classes. «Nous possédons aussi un grand local qui se convertit en église le dimanche venu, mais qui pourrait bien être transformé en classes, séparées par des panneaux amovibles», ajoute-t-elle. Quant à la cuisine, la popote se fait à l’extérieur sur les roches ou sur la terre. «Ça serait bien d’ajouter un autre emplacement uniquement pour cuisiner, même si le menu est constitué toujours des mêmes aliments (patates, riz et bananes bouillies)», avoue Mme Landry.
La semaine de travail terminée, profitant de quelques heures de répit le week-end, elle se dirige vers la ville où elle se procure les articles qui lui manquent, et visite le seul commerce qui offre du chocolat et autres «produits de luxe». Elle prend aussi un peu de temps pour contacter sa famille et ses amis, par le biais d’un Café-Internet.
Dernièrement, Nathalie Landry recevait une offre pour aller travailler au Gabon, pour une période de six mois à compter de janvier prochain. Va-t-elle prendre cette offre en considération et l’accepter ? Ses proches ne seraient pas étonnés, car cette «Mère Teresa» nouveau genre ne vit que pour le bénévolat!
Photo Nathalie Landry PP 3815
:(Photo: Pépé)
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