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La grosse machine libérale se réveille

Richard Cléroux par Richard Cléroux
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Article mis en ligne le 1 mai 2009 à 11:54
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La grosse machine libérale se réveille
Michael Ignatieff
La grosse machine libérale se réveille
Les Libéraux ont dépassé le Bloc dans les intentions de vote des Québécois dans le dernier sondage CROP.
La dernière fois que les Libéraux sont ‘sortis’ si forts au Québec remonte à 2004 juste avant le scandale des commandites.



Les Libéraux sont à 37 % et le Bloc à 31 %. Les malheureux Conservateurs sont à 15 % et les néo-démocrates à 12 %.

Les Libéraux ont gagné sept points dans un mois au Québec; les Conservateurs en ont perdu sept. C’est un changement monumental.

Le succès Libéral est dû au nouveau chef Michael Ignatieff. Il est perçu à 45 % comme celui qui ferait le meilleur premier ministre, tandis que Harper est à seulement 17%.



Ignatieff, surnommé « Iggy » par les siens, passe très bien au Québec. Il semble être en tournée continuelle, deux ou trois discours par jour, bien préparé dans ses notes, bien organisé dans sa pensée, conscient des intérêts de son auditoire. Il leur dit ce qu’ils veulent entendre.

Ä Embrun, au cœur de la francophonie ontarienne, il leur dit qu’il financera de nouveau leur luttes linguistiques avec le retour du Programme de contestation judiciaire. Ä Calgary il leur dit qu’ils sont le nouveau cœur de l’économie canadienne.

Ça nous rappelle Stephen Harper au début de son opération de séduction du Québec il y a trois ans. Rien qui accroche. C’est comme ça que des élections se gagnent d’avance.

Ignatieff passe bien à la télévision, comme on a vu à Tout le monde en parle. Il paraît confiant et sûr de lui-même à la Chambre des communes, impressionne les hommes d’affaires, séduit les femmes, embrasse les enfants. Enfin, le prof de Harvard passe pour un vrai Canadien.

D’ailleurs, Michael Ignatieff vient de publier son quinzième livre sur ses racines canadiennes; c’est un récit de son voyage à travers le Canada à l’été de 2000.

Et l’argent rentre à gauche et à droite. Durant les derniers trois mois le parti Libéral a ramassé 1,8 millions de dollars, comparé à 830 000 $ à pareille date, l’année dernière. Le mois dernier à Toronto il y avait 1 500 personnes à 1 000 $ le couvert venu l’écouter.

Le sondage CROP n’est pas un indicateur garanti du résultat des prochaines élections mais l’effet psychologique d’être en première place est indéniable. Ça remonte le moral des troupes.

Les Libéraux se voient gagnants pour la première fois depuis très longtemps. De quoi à leur faire oublier Stéphane Dion.

Mais tout ça pourrait facilement changer. Les Québécois ne sont pas fidèles à leurs politiciens. Ce sont des girouettes politiques.

On sait combien le pauvre Jean Charest a monté et descendu dans leur estime, pour remonter et redescendre de nouveau, comme sur manège à La Ronde. Bienvenu au Québec, monsieur Ignatieff. Vous voilà averti.

Mais voilà, les Libéraux sont tellement forts au Québec que le Bloc n’a pas d’intérêt à provoquer des élections hâtives en aidant les Libéraux à battre les Conservateurs à la Chambre des communes.

Donc le succès populaire d’Ignatieff au Québec assure pour le moment la continuité du gouvernement Harper.

Mais il y a des imprévus. Bien que le congrès Libéral à Vancouver soit un couronnement d’Ignatieff, surveillez bien le co-président du congrès, un certain Justin Trudeau.

Trudeau pourrait bien voler la vedette à Ignatieff et devenir à ce congrès ce que Barack Obama est devenu lors de sa présentation remarquable de John Kerry au congrès du Parti démocratique américain à Chicago en 2004.

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1tel

Commentaire mis en ligne le 5 mai 2009
serais-se lui qui va donnez un pays aux canadiens!

Tristan Roy

Commentaire mis en ligne le 3 mai 2009
Le congrès du Parti libéral du Canada (PLC) à Vancouver a couronné le 2 mai dernier son nouveau chef Michael Igniatieff et je m’y suis rendu pour représenter les membres libéraux fédéraux de la circonscription de Rosemont-Petite-Patrie. Le congrès débattait aussi de sujets qui tiennent à cœur de tous les citoyens de Rosemont-Petite-Patrie, comme l’amélioration de la garde d’enfants et le congé parental pour les familles. Cette proposition, claquée sur ce qui se fait déjà au Québec, a été amenée par la délégation québécoise du PLC. Notre parti sera en mesure d’implanter cette proposition, et beaucoup plus, dès qu’il sera au gouvernement,.
Les libéraux ont aussi présenté au congrès des résolutions pour accroitre les programmes existants de logement abordable, établir une politique pour appuyer la mise en œuvre d’un plan national sur la garde des enfants, l’établissement d’un système de soins à domicile de qualité pour les ainés, un montant minimum de 600 $ de pension de vieillesse, indexé à l’inflation, affronter la question des changements climatiques et la crise économique en stimulant une économie verte, concurrentielle et durable, des préoccupations largement partagées par les citoyens de Rosemont-Petite-Patrie.
Michael Igniatieff arrive à maturité comme potentiel premier ministre, et c'est ce que les électeurs ont senti dans le sondage CROP publié le 29 avril dernier qui donnait une solide avance au PLC sur le Bloc. Oui, il a tenu des propos controversés sur l'Irak et la torture, mais il faut les remettre dans le contexte américain de fièvre guerrière qui s'est emparée de nos voisins après 2001. Résidant à l’époque aux États-Unis, M. Igniatieff en a été frappé aussi…
M. Igniatieff s'est rendu compte depuis, comme les Américains eux mêmes d'ailleurs, que c'était des erreurs. Obama a condamné la torture, il retire les troupes Irak. Nul doute que le chef du PLC a aussi évolué dans le même sens.
La politique est une chose sociale et vivante qui évolue. Quand elle cesse de le faire, elle devient un dogme malsain qui peut devenir dangereux en empêchant une société d'évoluer, comme le dogme conservateur du laisser-faire et du libre marché en pleine crise financière...
Tristan Roy
Délégué de l’association l ibérale fédérale de Rosemont-Petite-Patrie au congrès du Parti libéral du Canada de Vancouver

Pierre Jutras

Commentaire mis en ligne le 3 mai 2009
Suite au congrès libéral qui a officiellement couronné Ignatieff comme chef de parti, attendons-nous à ce qu'un vent de Mickael-mania souffle sur le Canada.

Chez nos voisins