Lucille Goyette-Lemay admise au Temple de la renommée du Panthéon des sports
Le 24 novembre, la boisbriannaise Lucille Goyette-Lemay a été admise au Panthéon des sports, aux côtés de figures emblématiques du sport québécois comme la plongeuse Annie Pelletier, le hockeyeur Guy Lapointe ou l'homme d'affaires Marcel Aubut.
Peu de gens de la région connaissent sans doute la renommée de l'employée de la Ville de Boisbriand, puisque l'archère Lucille Goyette-Lemay a pris sa retraite sportive il y a de cela 24 ans.
L'archère, âgée de 26 ans lors des Jeux olympiques de Montréal en 1976, avait obtenu un pointage de 341 sur 360, sur la distance de 30 mètres, et une cinquième place, à six points seulement du podium.
«Je n'avais jamais envisagé un tel succès. J'en étais à ma première compétition d'une telle envergure. Et, si je n'avais pas été aussi nerveuse au premier jour du tournoi et n'avais pas gaspillé une flèche au troisième des quatre jours de compétition, j'aurais probablement accédé au podium. Une seule flèche peut valoir 10 points, alors que je me suis classée 5e à seulement six points de la troisième place», explique-t-elle.
Lucille Goyette-Lemay fut quatre fois championne canadienne, accédant dix ans de suite au podium lors des championnats nationaux.
En 1973, elle fut championne provinciale malgré des béquilles… En 1978, une semaine avant d'accoucher d'une fille, elle se classait troisième au championnat intérieur canadien.
Elle gagna des médailles d'argent en équipe aux Jeux panaméricains de 1979 et aux Championnats des Amériques en 1980, fut 12e des Championnats mondiaux de 1978 à Sydney et médaillée de bronze en 1982 aux Jeux du Commonwealth.
Proclamée athlète amateur de la décennie 1970-1980 par le Club Multi-Sports Montréal International en même temps que Gaétan Boucher, elle le fut aussi par la Fédération de tir à l'arc du Québec pour son exceptionnelle contribution. Elle fut en outre nommée deux fois athlète par excellence au Mérite sportif québécois.
«Je dois une large part de mon succès à Roger Lemay, mon mari à l'époque, qui a excellé en tir à l'arc en compétitions nationales et internationales et qui s'occupait d'ajuster les équipements afin que nous soyons au sommet de notre art. (…) C'est pour moi un privilège et un honneur d'être intronisée au Temple de la renommée du Panthéon des sports et me retrouver ainsi parmi ceux et celles qui ont écrit l'histoire sportive du Québec», précisait-elle lors de la cérémonie. D.B.
(Courtoisie)