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Les marchands demandent une commission parlementaire sur la contrebande du tabac

par Claudine Mainville
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Article mis en ligne le 5 décembre 2008 à 7:00
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Les marchands demandent une commission parlementaire sur la contrebande du tabac
Michel Gadbois de l’ACDA, la candidate péquiste du comté de Mirabel Denise Beaudoin qui compte sur son territoire de multiples vendeurs sur la route 344, la candidate adéquiste de la circonscription de Groulx et ancienne épicière Linda Lapointe. (Photo : Pépé )
Les marchands demandent une commission parlementaire sur la contrebande du tabac
Dans le cadre d’une tournée provinciale, l’Association canadienne des dépanneurs en alimentation (ACDA) réclame une commission parlementaire sur la croissance fulgurante de la contrebande de cigarettes, qui met en péril la viabilité de ces commerces.
«Les contrebandiers nous ont enlevé la moitié de notre marché et si rien n’est fait, ce sera bientôt les trois quarts. Avec un dépanneur par jour qui ferme au Québec, il faut faire quelque chose et vite. Une commission parlementaire est le point de départ essentiel pour décider d’un plan d’action sérieux et efficace avec l’ensemble des groupes concernés», soutient Michel Gadbois, vice-président principal de l’ACDA.

L’organisme veut profiter de la présente campagne électorale pour faire mieux comprendre la problématique de ces marchands et obtenir les positions des partis politiques. «Nous avions prévenu que la hausse du prix des cartouches de cigarettes aurait les mêmes conséquences que dans les années 90. La contrebande est florissante. Les statistiques du gouvernement sur les pourcentages de personnes qui ont arrêté de fumer sont biaisées, les personnes qui voulaient le faire l’ont déjà fait. Les autres et surtout les nouveaux fumeurs, soit les jeunes des cours d’école, achètent des cigarettes de contrebande. C’est logique, la cartouche coûte 6$ à 12$ sur le marché noir contre 72$ à 75$ dans un commerce légal, qui de toute façon ne vend pas aux moins de 18 ans…», explique Michel Gadbois.

Le vice-président dénonce qu’en plus de prendre des mauvaises habitudes et de subir les effets sur leur santé, les jeunes finissent par trouver normal de s’approvisionner sur le marché noir, de revendre et de finalement soutenir un réseau criminalisé. «Le réseau ce n’est pas les autochtones, ce sont les mêmes qui contrôlent le trafic des drogues et des armes, alors qu’est qu’on attend?», questionne-t-il.

Les propriétaires de dépanneur proposent que le prix de la cartouche légale revienne à une quarantaine de dollars pour liquider le marché de la contrebande. «De toute façon, toutes les taxes imposées sur les cigarettes sont perdues puisque les gens ne les paient pas sur le marché noir, c’est 50% des revenus de ces taxes qui sont perdues pour les gouvernements», affirme Michel Gadbois.



(Photo : Pépé )

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