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Les nanotechnologies

Steven Guilbeault par Steven Guilbeault
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Article mis en ligne le 3 novembre 2008 à 12:25
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Les nanotechnologies
Imaginez des produits créés en usine qui sont 1000 fois plus petits qu’un cheveu.

Imaginez maintenant que ces produits soient utilisés dans plus de 550 articles que vous trouvez sur les étalages des magasins.

Bienvenue dans l’infiniment petit et dans le monde des nanotechnologies!

Que sont les nanotechnologies? Les nanotechnologies peuvent être définies comme les technologies qui permettent de mesurer, voir, manipuler et manufacturer des objets dont la dimension se situe entre un et cent nanomètres (un cheveu humain à une épaisseur d’environ 100 000 nanomètres).

Voici une liste d’articles qui contiennent présentement des « nano » : le maquillage, les raquettes de tennis et les vélos, les peintures et les crèmes solaires, les pneumatiques, les carburants, les vernis pour automobiles, les vêtements pour leur conférer des propriétés anti-tâches, dans le chocolat en poudre pour éviter la formation de grumeaux, etc.

Pourquoi utiliser ces nanotechnologies? En manipulant les substances aussi microscopiques, on peut arriver à faire des matériaux plus solides tout en étant plus flexibles. Des nanocapsules permettant aussi une meilleure diffusion des nutriments dans les tissus humains et pour améliorer l'absorption et l'efficacité de médicaments. Des ‘nano’ qui ont également des propriétés antibactériennes.

Le meilleur des mondes? Peut-être pas.

Le problème présentement est que la sécurité des nanoparticules est loin d’avoir été prouvée.

Un exemple : des nano tubes ont été introduits dans des rats et ont provoqué l’apparition de lésions dans les bronches des rats après trois mois.

Sur la base d’études de plus en plus nombreuses, presque toutes les grandes revues scientifiques et sociétés scientifiques ainsi qu’un nombre grandissant d’autorités publiques réclament la mise au point « d'instruments de mesure de l'exposition aux nanomatériaux présents dans l'air et l'eau, de méthodes d'évaluation de leur toxicité ».

L’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail recommande « l'application du principe de précaution », c'est-à-dire qu’à défaut de savoir que le produit ne présente pas, de façon raisonnable, des risques pour la santé et l’environnement, on devrait s’abstenir de l’utiliser. Même l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA), les questionne de plus en plus ouvertement.

Un dossier à suivre.

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Carl Lafontaine

Commentaire mis en ligne le 14 novembre 2008
Bonjour, un peu de promotion...Nous avons un spectacle qui parle de ce sujet. «Le réel invisible» veut, avec humour et clarté, susciter des questionnements éthiques face aux nanotechnologies, mais aussi donner l’envie de s’y intéresser. Mais avant d’en parler, d’en discuter, faut-il encore savoir de quoi il s’agit.

Ce qu’on ne voit pas, ce réel invisible, existe réellement et parce que les humains peuvent depuis peu y accéder et même l’utiliser, il nous appartient tous d’en prendre connaissance afin que l’on puisse ensemble faire des choix éclairés quant à notre présent… et à notre avenir.

Doit-on craindre le pire ou espérer le meilleur?

Pour répondre à cette question, il faut poursuivre les recherches afin d’obtenir des informations éclairantes, qui nous permettront de faire des choix responsables.

Créé en collaboration avec la
Commission de l’éthique de la science et de la technologie (C.E.S.T.).
www.ethique.gouv.qc.ca

Pour information : enadeau@parminou.com
www.parminou.com

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