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Ascension du Mont-Blanc pour la Fondation canadienne du rein

Un projet réalisé avec le donneur d’un rein

par Claudine Mainville
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Article mis en ligne le 6 septembre 2008 à 5:00
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Ascension du Mont-Blanc pour la Fondation canadienne du rein
Lucie Boisjoli, Marc Laroche et Josée Paillé. (Photo : Pépé )
Ascension du Mont-Blanc pour la Fondation canadienne du rein
Un projet réalisé avec le donneur d’un rein
Les Lucie Boisjoli, Josée Paillé et Marc Laroche ont formé un groupe incluant une personne qui a donné un rein à son frère, pour réaliser l’ascension du Mont-Blanc, un rêve pour les participant, mais aussi la démonstration que le don d’un rein ne diminue en rien les capacités physiques.
Parmi les quatorze personnes réunies pour la réalisation de ce projet, Lucie Boisjoli, Marc Laroche et Josée Paillé. Les trois grimpeurs se sont connus en 2006 lors d’un Gala des personnalités du Journal Le Courrier, Lucie avait réalisé la Marche du Cœur au Tibet, Marc et Josée avaient monté le Kilimandjaro.

En juin dernier, les membres du groupe ont réalisé des expéditions pour mieux s’entraîner et évaluer leurs capacités en haute altitude «Nous avons grimpé l’Aiguille du Midi en France, le Grand Paradiso en Italie, nous avons passé trois jours en haute montagne pour nous acclimater, par la suite nous avons entrepris le Mont-Blanc», raconte Marc Laroche. Cette expédition visait à recueillir des fonds pour la Fondation du rein, tout en permettant à Steve Gannon de réaliser un rêve. Il a donné l’un de ses reins à son frère Mike, le sauvant d’une mort certaine. «La plupart des gens ignorent que le donneur d’un rein se porte très bien après l’intervention. Le rein qui reste grossit et comble très bien les fonctions. Le donneur peut même augmenter son espérance de vie. C’est une personne qui sera constamment suivie et qui gardera un meilleur état de santé. Au Québec, cette pratique a du retard sur les autres provinces, nous avons du rattrapage à faire pour que davantage de patients soient sauvés par le don d’un rein», explique Marc Laroche. Il soulignait d’ailleurs que le donneur, Steve Gannon, n’a connu aucune difficulté malgré les efforts importants de cette expédition. «Ça été beaucoup plus dur que le Kilimandjaro. C’est de l’escalade, ce n’est plus de la marche en altitude. Les risques d’avalanche sont élevés. Nous avions de l’entraînement, mais la température ne nous a pas aidé», se rappelle Josée Paillé.

Le groupe a en effet, escaladé une partie du mont dans un brouillard trop dense, un guide a suivi un col qui n’était plus utilisé à cause de la difficulté et des risques d’avalanche. «Nous étions engagés, il aurait fallu attendre au refuge une température plus favorable pour entreprendre la dernière étape. Nous avons grimpé, mais c’est en redescendant que les chutes étaient fréquentes, enfin un guide a eu un malaise et a entraîné deux grimpeurs avec lui. Leurs blessures étaient sérieuses, mais ils se remettent de l’accident. C’est le hasard, j’ai rencontré un copain qui avait fait l’ascension la semaine précédente au soleil et sans problème. Je suis tout de même heureuse de l’avoir fait même si nous n’avons pas été jusqu’au sommet», souligne Lucie Boisjoli.

Les aventuriers se remettent de leur dernier projet et commence à réfléchir à l’avenir. Josée Paillé veut s’impliquer plus directement auprès des personnes. «Nous avons réalisé ces deux ascensions pour des causes humanitaires, mais je voudrais maintenant m’engager directement auprès des personnes, avec la Croix-Rouge lors d’une situation d’urgence, dans des communautés en difficulté, enfin connaître davantage les personnes, les côtoyer et travailler avec eux», explique-t-elle. Lucie Boisjoli pense encore à une expédition cette fois peut-être au profit de l’Association de la moelle épinière avec Alexandre Pocce. Marc Laroche remet en question son style de vie, la quantité de choses «nécessaires» pour vivre et fonctionner dans notre société. «Je regarde tout ce que l’on a, ce que l’on peut plutôt faire pour aider et soutenir. Il n’y a pas que les expéditions, on peut s’impliquer dans la région, c’est ma réflexion en ce moment», lance Marc Laroche.

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