Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Journal le Courrier
Michael concours
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Des habitudes bien enraciner

Benoit Charette par Benoit Charette
Voir tous les articles de Benoit Charette
Article mis en ligne le 20 août 2008 à 7:45
Réagissez à cet article
Des habitudes bien enraciner
conduite
Des habitudes bien enraciner
Vous le savez, les conducteurs Canadiens et plus particulièrement ceux du Québec n’ont pas peur de faire de la route. On entend régulièrement les gens de la Gaspésie nous confirmé qu’ils vont à Québec ou à Montréal pour faire un peu de «shopping» pour la fin de semaine avant de retourner à la maison. La presse Canadienne nous apprend que malgré une hausse significative du prix du pétrole, les automobilistes de ce grand pays continuent de faire beaucoup de route. Statistique Canada rapporte que les Canadiens ont fait un peu plus de 332 milliards de kilomètres l’an dernier, c’est 5,2% de plus qu’en 2002. Durant cette même période, le nombre de véhicules sur la route a augmenté de 9,4% et l’agence rapporte que les ventes automobiles canadiennes n’ont pas ralenti depuis le début de l’année 2008, contrairement à nos voisins du Sud qui sont au beau milieu d’une récession automobile. Même en ce qui concerne le carburant. Il se vend en moyenne 7,2% plus de carburant pour les voitures en 2008, qu’en 2002 et ce malgré une augmentation substantielle des pris du carburant
Le transport en commun stable
Autre preuve que les Canadiens aiment leur voiture, entre 2002 et 2008, l’utilisation des transports en commun par la population est pratiquement demeurée inchangée. Alors comment expliquer qu’un plus fort prix du carburant ne contribue pas à ralentir l’utilisation de l’automobile. Statistiques Canada offre deux explications. La première concerne le prix des voitures qui toute proportion gardée a diminué au cours des dernières années, rendant son accessibilité plus facile. Ce qui fait que la hausse du carburant a été compensée par un plus accessible à l’automobile. Il faut également souligner que le transport en commun est peu accessible à une grande partie de la population canadienne et même là où il existe, il est souvent mal organisé.
Le Canada est un grand pays et les gens ont pris l’habitude d’utiliser leurs voitures pour une grande majorité des déplacements et ce n’est pas demain que cela va changer. Toutefois Statistiques Canada a démontré qu’en temps de crise, les automobilistes savaient se montrer sages. Par exemple, durant la deuxième crise pétrolière et la crise hypothécaire entre 1980 et 1984, le volume de carburant vendu au Canada avait diminué de 12% en moins de quatre ans, alors que le prix à la pompe avait augmenté de 65%. Durant la période d’inflation de 1989 à 1991, la consommation de carburant avait également diminué de 5%. Alors comment explique qu’aujourd’hui, même avec des prix du carburant qui ont doublé en moins de trois ans que la vente de carburant continue lentement d’augmenter. Tout simplement parce que l’économie tient le coup. Depuis 2002, les Canadiens ont augmenté leur pouvoir d’achat et le prix des automobiles a légèrement diminué. L’inflation n’a pas encore fait son apparition et tant et aussi longtemps que les Québécois peuvent utiliser leur voiture, ils le feront. Cela fait presque parti des bien essentiels.
Benoit Charette est co-propriétaire et rédacteur en chef de l’Annuel de l’Automobile 2008. Il anime également l’émission En Voiture tous les Samedis à 16 :00 sur les ondes du 98,5 FM de Montréal et le réseau Corus Québec ou via internet au www.985fm.ca

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Lise Rancourt

Commentaire mis en ligne le 21 août 2008
Bien enracinées!!!!

Chez nos voisins