Jacques About, lauréat du Prix Jean-Marc Boisvert.
(Photo : Clair-Obscur )
«Toujours s’accrocher à son rêve»- Jacques About
Le principe du lauréat du prix Jean-Marc-Boisvert
Touché par l’hommage rendu, le lauréat du prix Jean-Marc-Boisvert, a partagé avec les convives, son émotion et sa reconnaissance pour que subsistent la passion et le devoir d’aider les jeunes à réaliser leurs rêves.
Directeur de l’Académie Sainte-Thérèse depuis sa fondation, Jacques About, a côtoyé, Jean-Marc Boisvert qui était au conseil d’administration de l’institution. «Jean-Marc était un ami, il a aussi travaillé pour offrir aux enfants un milieu de vie. L’Académie était un rêve un peu fou, mais nous continuons de le réaliser. Peu de personnes y croyaient, même M. Fallu nous a refusé le permis au début…Les professeurs y croyaient et ont accepté durant plusieurs années d’y travailler avec un salaire bien moindre de ce qui était payé à l’époque. Mais c’était l’école de leurs enfants, on enseigne à nos enfants comme si c’était le nôtre. C’est l’idée de l’équipe et de l’importance de chacun dans l’accomplissement de notre mission qui a fait la réussite de l’Académie. J’accepte ce trophée pas pour moi, mais pour tout le monde», a expliqué le lauréat.
Jacques About a lui-même dirigé cette école bénévolement lors de sa fondation, 135 élèves y étaient inscrits. Vingt-six ans plus tard, 1 700 élèves sur deux campus fréquentent l’Académie Sainte-Thérèse.
Avant de se lancer dans cette aventure, Jacques About avait déjà réalisé plusieurs de ses rêves. Né à Paris, d’un père né en Indochine et d’une mère née en Italie, en 1938, Jacques About aura dès l’âge de 18 mois vécu au Vietnam. Sa famille y a habité durant sept années dont une dans un camp de concentration japonais, avant de rentrer en France en 1946. À 17 ans, Jacques About est venu terminer ses études au collège Stanislas à Outremont. En 1960, après la fondation du premier club de judo scolaire, la direction de six écoles de judo et l’enseignement de l’éducation physique, il a effectué des stages en judo à travers le monde, dont quatre ans à l’université de Tenri au Japon. Durant son périple, et par la suite, il a touché aux métiers de «journaliste, cascadeur, comédien, pilote d’essai, pilote de course, peintre en bâtiment, étalagiste, décorateur, enseignant en sport ou en langues,…en 1981, c’est un homme d’affaires prospère propriétaire d’une entreprise de distribution de produits cosmétiques et de trois salons de beauté».
Le lauréat n’a pas essayé de faire croire aux élèves de son école, qu’il était un modèle de stabilité, mais il a plutôt tenté de les convaincre «qu’un rêve n’est pas quelque chose qui flotte, mais quelque chose auquel il faut s’accrocher et persévérer pour le réaliser».
(Photo : Clair-Obscur )