Se préparer à la retraite cinq ou six ans à l’avance
Les besoins actuels et futurs sont les bases de la planification de la retraite, il faut y rêver avant de calculer, faire des choix et aligner les colonnes en fonction de ce que la personne veut vivre, comment et avec qui.
«Il faut s’y préparer, au moins cinq ou six ans à l’avance. D’abord, il faut identifier nos craintes, nos hâtes, nos désirs et nos envies dont la réalisation nous rendrait heureux…à la retraite. Cet exercice pourra aussi nous faire prendre conscience de ce qui nous rend heureux au travail, ce dont il faudra faire le deuil, en partie ou en totalité, selon la réalité et selon nos choix…», lance Michel Simard, comme points de départ à la réflexion et à la discussion.
Si la démarche semble très personnelle, le partage avec des professionnels ou simplement des membres d’un groupe, génère le profit de l’expérience, des points de vue et des perceptions qui diffèrent. Les pistes de réflexion peuvent ouvrir de nouveaux horizons, ou tout simplement, après coup, confirmer ses propres intuitions. Parce que l’artisan de sa retraite, c’est la personne elle-même, selon sa réalité et ses propres besoins. Pour cela, il faut les identifier, en suivre l’évolution, maintenir ce qui les satisfait et se préparer à combler les autres et ceux à venir!
Faire une liste de nos rêves à réaliser, sans tenir compte des moyens et des conditions préalables, ce n’est quand même pas une trop grande punition pour amorcer une réflexion? Par la suite, et seulement par la suite, on explore les moyens d’y arriver, au niveau financier, au niveau social, etc. «Les conjoints devront négocier, les rêves ne sont souvent pas les mêmes, et chacun peut estimer qu’après une vie consacrée au travail et à la famille, c’est à son tour de penser à lui ou à elle…Les choix se posent, les compromis, les décisions et les projets individuels et en commun se dessinent», explique Michel Simard.
À partir de ce moment, chaque personne peut évaluer les possibilités de formation en fonction d’une nouvelle activité, d’un travail à temps partiel dans son domaine ou dans un secteur différent. «Ils arrivent que des travailleurs de bureau ou avec des professionnels veulent faire des choses manuelles et inversement. Ces personnes peuvent débuter dès maintenant et sans se presser la formation qui les aidera à pratiquer et à faire ce dont elles ont envie à la retraite. D’autres voudront demeurer dans leur domaine chez l’employeur actuel ou ailleurs, à temps partiel, comme formateur ou consultant, ça aussi on peut le prévoir. Les personnes qui arrêteront trop longtemps perdront le fil de l’évolution de l’entreprise, la technologie évolue très vite, ils se sentiront complètement dépassés s’ils veulent un jour réintégrer le marché», prévient-il.
Celui qui a préparé la formation à la retraite, et qui a discuté avec beaucoup d’hommes et femmes avant et après le retrait du marché du travail, estime qu’il faut prendre le temps de faire la démarche. «Le temps de réfléchir, de s’organiser, d’établir ses contacts, son futur réseau social, d’apprendre et d’essayer autre chose, d’explorer les possibilités. Beaucoup de personnes vivront dix, vingt peut-être trente ans après l’âge de la retraite, ça vaut la peine de déterminer les priorités », ajoute-t-il.
Source : Document d’accompagnement,
Séminaires de planification de la retraite
Re-traiter sa vie, Cégep Marie-Victorin