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Croissance démographique et venue des aînés rendent impossible le rattrapage en santé et services sociaux

La population de la MRC Thérèse-De Blainville n’obtient pas les soins requis

par Claudine Mainville
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Article mis en ligne le 10 juin 2008 à 6:00
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Croissance démographique et venue des aînés rendent impossible le rattrapage en santé et services sociaux
Le maire de Lorraine Boniface Dalle-Vedove, le préfet Paul Larocque, la mairesse de Rosemère Hélène Daneault, André Poirier directeur général du CSSS Thérèse-De Blainville. (Photo : Pépé )
Croissance démographique et venue des aînés rendent impossible le rattrapage en santé et services sociaux
La population de la MRC Thérèse-De Blainville n’obtient pas les soins requis
Le développement et le dynamisme économique ont un coût élevé pour la population de la MRC Thérèse-De Blainville, loin de progresser les services et soins de santé se détériorent puisque la venue constante de nouvelles familles et de personnes aînées dans la région ne permet aucun rattrapage en termes de financement et d’effectifs médicaux sur le territoire.
Les maires de la MRC ont conclu leur campagne d’information sur le déséquilibre des ressources gouvernementales avec le volet de la santé et des services sociaux. Une situation déjà dénoncée par le mouvement du 450 il y a plusieurs années et qui aurait dû être corrigée par le plan de rattrapage générant des investissements en santé et services sociaux en région.

Toutefois, l’explosion démographique continue sur le territoire amène chaque année des milliers de nouvelles familles dans les développements résidentiels, en plus des personnes aînées qui arrivent et continueront de s’installer dans les nouveaux complexes et condos. Les projets de développements se multiplient, mais le nombre de médecins, les places en centre hospitalier, les cliniques, sont loin d’avoir suivi. «Les baby-boomers reviennent en région parce que le coût de la vie y est moins élevé, cette clientèle exerce une pression supplémentaire sur un système déjà déficient. La croissance rapide pour tous les groupes d’individus rend impossible le rattrapage. Des lacunes apparaissent dans tous les secteurs, pas de médecin, pas de services disponibles entre autres en santé mentale, pas de place en CHSLD ni en centres hospitaliers, la proximité de Montréal ne règle rien», a précisé André Poirier.

Pour la mairesse Hélène Daneault, également médecin, le système de soins a sombré avec le départ à la retraite des milliers de médecins et d’infirmières en, «malgré certaines mesures le système n’a pu compenser pour la perte de l’expertise le nombre d’effectifs. L’OMS établit la norme à 2 médecins par 1000 habitants, ici nous sommes à .59 et nous ne demandons que 1 médecin par 1 000 pour au moins combler les besoins les plus criants».

Cette situation, vécue partout au Québec, s’accentue sur le territoire puisque depuis, le déplacement des populations en périphérie de Montréal est exponentiel. «Il faut aussi que les soins et services suivent les populations», ajoute le directeur général. Même les calculs d’attribution de ressources par région, ne rendent pas justice à la MRC Thérèse-De Blainville, «28% de la population totale des Laurentides vit ici». De plus, les calculs des «Plans régionaux d’effectifs médicaux» PREM, déterminant le nombre de médecins pour chaque région, «sont basés sur des chiffres inadéquats».

Le financement des organismes communautaires est confronté aux mêmes inégalités, «depuis le moratoire aucun nouvel organisme n’a été reconnu, et les organismes existants ne reçoivent pas leur part», répète André Poirier.

Les élus et dirigeants réclament des mesures immédiates pour renverser la situation tant au niveau des effectifs que du financement. «L’étude réalisée reconfirme et consolide les données, notre requête ne peut être ignorée, il faut des solutions au plus tard dans le prochain budget», ont conclu le préfet Paul Larocque et la mairesse Hélène Daneault.

(Photo : Pépé )

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