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Du vélo loisir au vélo utilitaire

par Donald Brouillette
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Article mis en ligne le 31 mai 2008 à 6:07
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Du vélo loisir au vélo utilitaire
Avec la création du mouvement V4S (pour Vélo 4 saisons), Roger Sarrasin de Bois-des-Filion invite les baby-boomers adeptes un peu timides du vélo de loisir, à faire un pas de plus et à envisager le cyclisme utilitaire, pour remplacer partiellement l'auto dans leurs déplacements de tous les jours.
Été comme hiver, plusieurs fois par semaine, Roger Sarrasin qui habite Bois-des-Filion se rend à son travail à Montréal, dans le quartier Hochelaga, en vélo: un trajet de 32,5 kilomètres, donc 65 km en aller-retour!

Sauf l'hiver, il utilise le vélo à position allongée (voir photo) qui permet de faire de longs trajets sans fatigue excessive, maux de dos et de poignets et qui offrirait moins de résistance au vent que la position du cycliste sur un vélo régulier. L'hiver, Roger Sarrasin enfourche un vélo équipé de pneus à clous et affirme que c'est bien plus sécuritaire que de marcher sur les trottoirs.

Depuis l'an passé, il a créé le mouvement V4S pour rejoindre les gens de la couronne nord et les sensibiliser à la pratique du cyclisme dit utilitaire. Si le réseau des pistes cyclables s'est vraiment bonifié dans les dernières années, pour faciliter la pratique du vélo de loisir, la situation est tout autre pour permettre les déplacements urbains en vélo, à travers les grands boulevards, les viaducs et les autoroutes, déplore Roger Sarrasin.

Ce mordu de cyclisme estime qu'une personne, un baby-boomer par exemple, adepte modéré du cyclisme utilitaire, qui réduirait du tiers ses déplacements en automobile par l'utilisation du vélo, économiserait 500 $ d'essence au prix d'aujourd'hui, sans compter les bénéfices sur sa forme physique et l'économie éventuelle de médicaments, etc.
Le vélo ce n'est plus la misère!
«Ce n'est pas la misère, le vélo! Tous les équipements pour rendre ça agréable existent. Tu peux faire plus que le tour du bloc! Tu peux aller faire les courses par exemple en vélo», explique Roger Sarrasin qui constate tout de même une certaine résistance chez les gens de sa génération, les baby-boomers, à passer du cyclisme de loisir au cyclisme utilitaire dans leur vie quotidienne.
Avec beaucoup d'à propos, Roger Sarrasin constate un fait de société au sujet des boomers: «Ils ont connu des parents qui se sont privés, la misère... L'auto fait partie de l'image de la nouvelle prospérité de l'après-guerre. Et puis il y a la testostérone du mâle: plus l'auto est grosse et puissante...»

Pourtant, pour les baby-boomers qui sont à la retraite ou qui travaillent à temps partiel et qui disposent donc de plus de temps, le cyclisme utilitaire représente un moyen simple, efficace et peu coûteux de maintenir la forme et réintroduit une notion de plaisir dans les déplacements quotidiens, en permettant un contact direct avec l'environnement ambiant.

Pour en savoir plus et recevoir de l'information régulièrement de la part du mouvement V4S, on peut s'inscrire par couriel à Roger.Sarrasin@Sympatico.ca

(Courtoisie)

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