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«Runaways», un coup de poing au cœur asséné par le théâtre musical

par Donald Brouillette
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Article mis en ligne le 10 mai 2008 à 5:26
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«Runaways», un coup de poing au cœur asséné par le théâtre musical
On est à mille lieues de la niaiserie qu'on avait donnée en pâture aux premières finissantes du programme de Théâtre musical de Lionel-Groulx en mai 2002! Vous souvenez-vous de la comédie musicale «La clé des chants»? Non? Tant mieux. Cette fois, les treize élèves finissants de la cuvée 2008 ont à incarner le mal de vivre des jeunes de la rue sur scène. Défi personnel et artistique.
Les finissantes et le finissant du programme de Théâtre musical du collège Lionel-Groulx présenteront donc Runaways du 24 au 28 mai au Théâtre Lionel-Groulx, avec le soutien des finissants en Théâtre-Production.

Œuvre écrite par l'américaine Elizabeth Swados, à la fin des années 1970, à la suite d'une année d'ateliers passée en compagnie de vrais jeunes de la rue, à New-York, Runaways illustre la réalité noire des fugueurs de leur milieu familial, qui survivent dans la rue par la prostitution, le vol, aux prises avec la drogue et la violence.

Le metteur en scène de cette version 2008 de la pièce, Normand Carrière- qui n'est pourtant pas un jeunot- avait du mal à maîtriser son émotion en évoquant le propos de la production, après la démonstration convaincante exécutée par les élèves à l'intention de la presse locale le mercredi 30 avril.

Pièce coup de poing certes. Qui repose sur une mosaïque de tableaux, où les jeunes fugueurs vont se retrouver dans un même lieu, s'écouter, dire la rage, la peine qu'ils ont devant un monde dont ils se sont exclus, résume-t-on.

«C'est un spectacle qui touche, qui dérange, qui fait réfléchir… Il y a tout de même une touche d'humour parfois et une grande variété de styles musicaux: rock, rap, reggae, etc.», ajoute le metteur en scène.

Encore une fois, la cohorte des finissants du programme de Théâtre musical étant dominée par les filles, il a fallu adapter la production à cette réalité. Jouée initialement par une distribution plus égalitaire gars-filles, on retrouvera ici douze filles et un gars sur scène. Plus ou moins important selon une élève qui expliquait: «Ces filles-là ont développé une force, une agressivité masculine».

Et, histoire de bien ancrer la production dans la réalité des ados qui ont besoin de soutien, les élèves de Théâtre musical devraient passer le chapeau le soir des représentations, au profit de la Maison des jeunes des Basses-Laurentides (de Sainte-Thérèse), la plus ancienne institution du genre de la région, qui intervient en prévention plutôt qu'en répression, a-t-on expliqué.

Peu importe votre âge, votre réalité familiale ou personnelle, la production Runaways risque de vous rejoindre, de vous toucher. À inscrire à votre agenda pour ne pas l'oublier. Les 24, 26, 27 et 28 mai à 19 h 30 et le 25 mai à 14 h et à 19 h 30 au Théâtre Lionel-Groulx. Billets adulte 15 $, étudiant 6 $, disponibles à la billetterie du Théâtre Lionel-Groulx, au 100 rue Duquet à Sainte-Thérèse; au téléphone 450 434-4006 ou sur Internet au www.theatrelg.com

(Photo Pépé)

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