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Gardons ça simple: «sport, gang, fun»!

par Donald Brouillette
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Article mis en ligne le 6 mai 2008 à 6:00
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Gardons ça simple: «sport, gang, fun»!
Jean Bédard, président et chef de la direction du Groupe Sportscène inc. qui détient les restaurants La cage aux sports du Québec, était le conférencier invité de la CCITB le mercredi 23 avril. (Photo Pépé)
Gardons ça simple: «sport, gang, fun»!
À écouter Jean Bédard, président du Groupe Sportscène qui détient les restos La cage aux sports, on croirait entendre les propos de l'entraîneur-chef du Canadien de Montréal. Ne pas trop en faire, garder ça simple…
C'est un peu la recette magique du succès des restaurants La cage aux sports que le président est venu dévoiler aux convives du dîner d'affaires d'avril de la Chambre de commerce et d'industrie Thérèse-De Blainville (CCITB).

En faisant l'histoire à grands traits de la chaîne, Jean Bédard a rappelé qu'après l'âge d'or de la création de ce type de restaurant au milieu des années 1980, le concept a sérieusement battu de l'aile avec les grèves au hockey et au baseball et la disparition du club de hockey Les Nordiques de Québec, qui alimentait la rivalité Québec-Montréal.

La relance des restos La cage aux sports à compter du début des années 2000 s'est appuyée sur une définition plus précise de leur concept, qui tient en trois mots: sport-gang-fun! «Nous nous sommes assurés que tous étaient d'accord avec cette orientation-là, qui voulait dire priorité aux soirs et aux week-ends», explique Jean Bédard.

Sous l'effet de la redéfinition de ses établissements, le Groupe Sportscène a vu son chiffre d'affaires passer de 68 M$ à 120 M$ en six ans environ, et cela sans ajouter sensiblement de restaurants. Un succès financier colossal.

Le défi actuel tient davantage à trouver des innovations pour motiver les employés et les franchisés, tout en gérant la maturité, expliquait le président du groupe aux gens d'affaires de la région.

«Le positionnement d'une entreprise est très important. La business se raffine, il faut que chacun définisse son identité… On ne peut pas être bon en tout», résumait le conférencier.

Si le président a révélé quelques pistes pour poursuivre la croissance de l'entreprise, il exclut toute expansion dans les autres provinces canadiennes ou aux États-Unis pour l'instant. Le Groupe Sportscène investit dans les services complémentaires à ce qui est déjà offert aux sportifs dans les restaurants, comme l'organisation de voyages sportifs, la prise en charge de la promotion de certains événements, tels les galas de boxe ou encore le service de traiteur assuré lors de grandes manifestations sportives ou culturelles du type festival.

Mais la base demeure. La cage aux sports doit être le deuxième meilleur endroit pour assister à une compétition sportive, après le stade même où l'action se déroule, affirme Jean Bédard.

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