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Le député Pierre Gingras veut faire sa part en matière de sensibilisation à l'hypersexualisation

par Donald Brouillette
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Article mis en ligne le 25 avril 2008 à 5:41
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Le député Pierre Gingras veut faire sa part en matière de sensibilisation à l'hypersexualisation
Le député de Blainville Pierre Gingras était accompagné de trois femmes, intervenantes de divers organismes, fortement sensibilisées au dossier de l'hypersexualisation: Estelle Caron, Johanne Fontaine et France Lachance. (Photo Pépé)
Le député Pierre Gingras veut faire sa part en matière de sensibilisation à l'hypersexualisation
Dans la foulée d'une journée régionale de réflexion sur l'hypersexualisation qui affecte particulièrement les jeunes filles, le député de Blainville Pierre Gingras annonce une contribution financière à quatre écoles secondaires, afin d'y soutenir des projets de sensibilisation.
À ceux qui s'interrogeraient sur que vient faire le député dans ce dossier, Pierre Gingras explique: «Le travail du député, c'est de travailler avec la communauté. Il y a un lien avec le dossier de la famille. Mon travail est de participer à un pas collectif, de faciliter la prise en charge du milieu.»

Pour l'accompagner au moment de cette annonce d'une contribution financière de 1000 $ à chacune des quatre écoles secondaires de son comté, trois femmes et intervenantes qui ont participé à la journée régionale de réflexion et qui oeuvrent au quotidien dans des dossiers impliquant les femmes: Estelle Caron du CALACS, Johanne Fontaine du Centre Rayons de femmes Thérèse-De Blainville et France Lachance de la Maison de la famille de Sainte-Anne-des-Plaines.

Chacune dans leurs mots, les trois intervenantes sont venues illustrer la réalité de l'hypersexualisation de la société, qui fait surtout des victimes du côté des jeunes femmes et des ados filles, un dossier qu'on relie aussi à celui des agressions sexuelles.

Toutes rappellent le phénomène de la sexualisation précoce des jeunes filles, à travers la mode, la publicité, les médias, les vedettes, l'Internet, etc.

Pour France Lachance, il ne faut pas oublier que ce sont des adultes qui mettent en marché ces images déformées de la sexualité, même dans les revues destinées aux adolescentes. Estelle Caron du CALACS souligne que l'hypersexualisation a pour effet de banaliser la sexualité et qu'une «culture pornographique» tend à contaminer tous les médias et la publicité: «Cela crée une pression sociale chez les jeunes, c'est souvent le message dominant qu'ils reçoivent», explique-t-elle.

La comédienne Johanne Fontaine, fortement impliquée depuis plusieurs années au Centre Rayons de femmes, affirme que c'est paradoxalement au moment où les femmes exercent plus de pouvoir dans la société qu'un mouvement inverse tend à les réduire à l'image de «Lolita», ce qui n'est pas sans avoir des conséquences même chez les femmes plus âgées qui tentent de répondre aux canons de la beauté juvénile et éternelle.

Le député Pierre Gingras a conclu son message en la matière en citant les propos d'une sociologue: «il faut faire ce qu'on peut, comme adultes, pour prendre nos responsabilités et protéger nos petits. Ce sont des antidotes qu'il faut donner à nos jeunes, un esprit critique plutôt que de leur renvoyer une image coupable, des outils pour les délivrer de ce dérapage pornographique qui est le problème de la société adulte, pas le leur.»

Quant à la nature des projets que son mille dollars suscitera dans les écoles secondaires de sa circonscription, le député de Blainville fait confiance à chacun des milieux pour faire émerger des initiatives intéressantes, à compter de septembre prochain.

(Photo Pépé)

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