Le nouvel exécutif de la SODET: entourant Sylvie Surprenant (au centre), Ginette Aubry, Pierre Roussel, Stéphan Charron et Jean-François Gagné. (Photo Pépé)
Performance très honorable de la SODET dans un contexte économique en pleine mutation
À l'occasion de son assemblée générale annuelle le 3 avril, la Société de développement économique Thérèse-De Blainville (CLD) a dressé le bilan de ses interventions de la dernière année qui, encore une fois, suggère que la réalité économique de la MRC est en pleine mutation.
Bien sûr les chiffres bruts demeurent impressionnants. En 2007, 91 M$ d'investissements ont été réalisés ou maintenus grâce aux services de la SODET, alors qu'on visait 55 M$. Un peu plus de 800 emplois furent créés ou sauvegardés, alors qu'on s'était fixé une cible de mille.
Mais il faut aller plus loin que ces données ronflantes. Comme nous y invite d'ailleurs le directeur général de l'organisme, Charles Le Borgne: «(Ces résultats) cachent, malgré eux, une autre vérité; ils reflètent plutôt ce que nous appréhendons depuis quelques années: une diminution marquée de l'offre de terrains industriels. (…) n'eût été de deux projets totalisant 41 000 000 $ pour des immeubles dédiés aux personnes âgées, la SODET n'aurait pas atteint ses objectifs. Deuxièmement, les deux tiers des investissements réalisés proviennent d'entreprises déjà établies sur le territoire. Troisièmement, les terrains industriels font l'objet de spéculations, ce qui augmente leur prix et diminue leur attrait; plusieurs ont triplé de valeur au cours des deux dernières années», énonce le d.g. de la SODET dans le rapport annuel distribué lors de l'assemblée générale.
Faute de terrains industriels disponibles dans la MRC, les entreprises devront s'éloigner davantage de la région métropolitaine pour s'installer ou se relocaliser, craint Charles Le Borgne.
Aussi, le virage annoncé dès l'an passé par le président de la SODET, Joé Bélanger, lors d'une entrevue réalisée par le journal Le Courrier dans le cadre du document Vision économique 2007, se confirme.
Il faut sans doute que la SODET, ses professionnels du développement économique tout comme ses administrateurs, fasse le deuil d'une période glorieuse où la photo de pelletée de terre était pratiquement hebdomadaire dans les pages des journaux locaux. «Il lui faudra proposer de nouvelles vocations aux bâtiments ou aux terrains disponibles, mettre en marché davantage de services susceptibles de faire croître les entreprises industrielles et accueillir positivement les entrepreneurs de tous les horizons, qu'ils aient des projets dans le secteur résidentiel, commercial ou industriel», indique enfin Charles Le Borgne dans son mot du directeur au sein du rapport annuel.
Madame la présidente
L'assemblée générale annuelle de la SODET (CLD) n'est pas seulement l'occasion de réfléchir sur le type de développement économique en cours et projeté dans la MRC, mais aussi le moment de renouveler les mandats des administrateurs des divers secteurs économiques siégeant au conseil.
À ce chapitre, le quidam ne sera pas trop dépaysé devant le nouveau conseil d'administration qui ressemble étrangement au précédent. Le principal changement survient à la présidence de l'organisme, alors que le président sortant Joé Bélanger ne sollicitait pas de nouveau mandat. C'est donc la mairesse de Sainte-Thérèse, Sylvie Surprenant, qui était jusqu'au 3 avril vice-présidente de l'organisme, qui accède à la présidence, au terme de la formation du nouvel exécutif. Les autres membres du comité exécutif sont Stéphan Charron, premier vice-président, Ginette Aubry, deuxième vice-présidente, Jean-François Gagné à titre de trésorier et Pierre Roussel secrétaire.
(Photo Pépé)