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Réaction au budget provincial du Collectif des Laurentides pour un Québec sans pauvreté

Article mis en ligne le 27 mars 2008 à 5:28
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Réaction au budget provincial du Collectif des Laurentides pour un Québec sans pauvreté
De gauche à droite, Alain Trépanier du Centre d’entraide Thérèse-De Blainville, Pierre-Dionne Labelle du Regroupement des organismes communautaires des Laurentides, Jacques Bouchard président régional SFPQ- régions Laurentides- Lanaudière-Outaouais et Louise Jetté, présidente CSN Laurentides. (Courtoisie)
Réaction au budget provincial du Collectif des Laurentides pour un Québec sans pauvreté
Le Collectif des Laurentides pour un Québec sans pauvreté regroupant syndicats, groupes communautaires et sociaux de la région dénonce le budget québécois présenté par la ministre Monique Jérôme-Forget, qui s’inscrit «dans la continuité du désengagement de l’État et qui confirme le manque de vision de ce gouvernement face aux défis qui confrontent notre société.»
«Il est inquiétant de constater que ce gouvernement refuse de faire les choix appropriés sous prétexte qu’il n’a pas le choix et qu’il faut être prudent. Pourrait-on lui rappeler qu’alors que l’État a vu ses revenus augmenter de 46, 2 % depuis 10 ans, il a réussi à se priver de 9,8 milliards de dollars, dont presque 2 milliards lors du précédent budget (soit des baisses d’impôt de 110 $ pour un ménage avec revenu moyen de 50 000 $, alors que le ménage ayant un revenu de 150 000 $ voyait ses cotisations fiscales baisser de 1859 $). Les marges de manœuvre du gouvernement se rétrécissent et on nous dit ensuite que nous n’avons pas le choix!», explique-t-on.

Dans le domaine de la lutte contre la pauvreté, le Collectif des Laurentides relève qu’il n’y a rien pour améliorer le revenu des plus pauvres de notre société. Bien que le gouvernement annonce un fonds pour favoriser le développement des enfants de moins de 5 ans, il oublie de veiller à l’amélioration générale des conditions de vie des communautés défavorisées dans lesquelles vivent ces mêmes enfants. Pourquoi n’a-t-on pas fait le choix d’augmenter le salaire minimum? À quand des logements sociaux en quantité suffisante? Pourquoi appauvrir davantage les personnes assistées sociales en n’accordant, pour une cinquième année consécutive, qu’une demi-indexation de leurs prestations? Et pourquoi si peu est-il fait pour améliorer la qualité de vie des aînés et le développement des services à domicile, se demande le Collectif?

 Le Collectif des Laurentides se déclare également inquiet du désengagement de l’État qui se continue encore avec un maigre 0,3 % d’augmentation des budgets des ministères et organismes autres que ceux de la Santé, de l’Éducation, des Transports et de la Famille. 

D’autre part, le Collectif des Laurentides est préoccupé par le manque de financement offert dans le réseau de la santé et de l’éducation où les besoins sont énormes. Veut-on affamer le réseau public pour mousser et justifier le développement du privé dans le secteur de la santé? 

Finalement, le Collectif s’interroge sur le fait que le gouvernement ait retardé le rapport Montmarquette qui devrait proposer des hausses de tarification pour divers services publics. De même, il faut se questionner sur comment se traduira la ponction supplémentaire des dividendes d’Hydro-Québec sur les tarifs d’électricité.

Bref, ce budget s’inscrit dans la volonté de réduire l’État et les protections sociales et il met encore de côté la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, conclut le Collectif des Laurentides.

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