Dans moins d'un mois maintenant, James-Christopher Fauvelle de Blainville rivalisera avec les meilleurs sabreurs de la catégorie cadet au monde, lors du championnat de la discipline en Italie. (Photo Pépé)
De cape et d'épée
Quand il a commencé l'escrime à 9 ans comme activité de loisir, James-Christopher Fauvelle se souvient qu'il avait été influencé par les scènes de combat à l'épée dans les récits d'époque. Aujourd'hui, à seize ans, il est prêt à aller représenter le Canada dans quelques semaines au Championnat mondial cadet/junior en Italie. Tout un cheminement en sept ans.
James-Christopher Fauvelle de Blainville et Étienne Picard de Repentigny évoluent tous deux avec le club Les Seigneurs de la Rive-Nord, sous la férule du légendaire Gilbert Gélinas. Ils seront les deux seuls Canadiens à représenter le sabre au prochain Championnat mondial d'escrime chez les cadets, c'est donc dire à quel point leur cheminement sportif les place déjà dans une jeune élite mondiale.
D'ailleurs, James-Christopher est allé à Londres en janvier pour rencontrer des adversaires européens, lors d'un gros week-end, afin de déceler les différences de tactique, pour mieux se préparer au Championnat mondial cadet/junior d'avril. «Je me suis fait sortir (du tournoi) par un Hongrois, par un point seulement», explique-t-il.
Depuis ses premiers pas en escrime, James-Christopher pratique le sabre plutôt que l'épée ou le fleuret. «J'ai essayé les autres (fleuret, épée), mais j'ai commencé avec le sabre. Tu bouges plus, les mouvements avec le bras sont différents parce que tu peux faire des touches avec le tranchant de la lame, il y a beaucoup de tactique, j'aime mieux ça», nous confiait-il cette semaine, à moins d'un mois de son départ pour l'Italie.
Depuis le début de la présente saison, James-Christopher a travaillé fort pour traverser les étapes lui permettant de se rendre là, notamment en participant à des compétitions à Tucson et à Atlanta, aux États-Unis.
Sa mère Christiane Dostie souligne: «James n'a pas toujours été le premier dans ses compétitions d'escrime, il a dû apprendre à persévérer malgré les défaites. Il a fait un travail remarquable sur son contrôle de soi lors des compétitions. Comme son entraîneur Gilbert Gélinas nous l'a fait remarquer, la plus grande force de James c'est de se relever, de continuer à s'entraîner sans jamais se décourager.» Elle rappelait d'ailleurs avec humour que lors des débuts de son fils en escrime, James-Christopher pleurait quand il perdait, mais il pleurait aussi quand il gagnait!
Ce temps semble bien lointain au jeune escrimeur de Blainville, qui écoutait sa mère du bout de la table familiale ce lundi 10 mars. Son esprit voguait sans doute déjà un peu vers l'Italie, où il sera du 6 au 14 avril environ et où il espère faire le tableau des 16, dans la ronde d'élimination du tournoi, ce qui serait déjà un grand accomplissement.
En attendant, les travaux scolaires devront tout de même trouver leur place dans l'horaire du jeune escrimeur de Blainville, lui qui termine sa cinquième secondaire au programme international de l'École secondaire Rive-Nord de Bois-des-Filion.