Le quadrilatère du secteur Chambéry est délimité par le rang Saint-François, la Côte Saint-Louis, la rue Paul-Albert et la montée Gagnon.
(Photo : Courtoisie )
Un corridor écologique intégré au futur secteur Chambéry
La planification du développement du dernier secteur d’importance à développer sur le territoire de Blainville a suscité une réflexion pour que soit protégés des espaces devant constituer le corridor écologique rejoignant la partie de la forêt du Grand-Coteau sauvegardée par la ville de Lorraine.
Le futur secteur de Chambéry est délimité par le rang Saint-François, la rue Paul-Albert, le chemin Côte Saint-Louis et la montée Gagnon à l’extrémité Est. D’une superficie de 2 368 096 mètres carrés, les promoteurs pourraient y construire 2 500 unités résidentielles, soit un quartier complet. Une soixante de propriétaires se partage les terrains.
Ce vaste secteur a représenté pour la ville de Blainville, une dernière occasion de planifier le développement d’un quartier différent qui privilégie la nature, les valeurs écologiques, soit la vie urbaine dans un cadre vert. Un comité, incluant des représentants du ministère de l’Environnement et du Développement durable, a été constitué pour élaborer ce projet de développement sur les principes de la préservation d’un corridor écologique traversant le quartier et rejoignant les espaces protégés des villes voisines. Pour le moment, la ville de Lorraine a sauvegardé une partie de la forêt du Grand-Coteau en créant une réserve qui pourrait donner accès au corridor écologique du territoire de Blainville. «En plus des valeurs écologiques, le plan prévoit les aménagements de rues, de services et de bâtiments municipaux. Ce sera la première fois qu’une ville élabore son propre projet pour que les promoteurs s’y adaptent, on parle d’échanges d’espaces, d’acquisition, d’aménagement et de types de construction définis. Le secteur doit être également accessible à tous les niveaux de citoyens et citoyennes, on parle donc d’unifamiliale, de condos, de logements, etc. Le corridor protégé devra représenter de 20 à 30% de l’ensemble du projet», a expliqué Éric De Lasablonnière.
La ville de Blainville doit d’ailleurs déposer son projet à la Communauté urbaine de Montréal au cours des prochains jours. On pense à faire élargir le règlement de contrôle intérimaire pour que les critères d’inclure de nouveaux espaces protégés, à créer un fonds vert pour soutenir la préservation par le biais des municipalités de la CMM, et à susciter cette nouvelle approche du développement.
La ville de Blainville veut également avec ce projet inclure la construction des services d’eau et d’égout pour la rue Paul-Albert qui délimite le secteur. Le comité souhaite amorcer le projet dès l’automne ou le printemps prochain, notamment pour la construction des infrastructures.
(Photo : Courtoisie )