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«Femmes de mèche» à Sainte-Thérèse

Journée internationale des femmes

par Claudine Mainville
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Article mis en ligne le 4 mars 2008 à 7:03
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«Femmes de mèche» à Sainte-Thérèse
Martine Bonin adjointe de la députée de Groulx Linda Lapointe présidente d’honneur de la fête du 8 mars, Johanne Fontaine, Aline Savoie présidente du conseil d’administration du Centre Rayons de femmes Thérèse-De Blainville, Pierrette Graton, Micheline Cyr, Micheline Gauthier coordonnatrice de l’organisme. (Photo : Yves Ranger )
«Femmes de mèche» à Sainte-Thérèse
Journée internationale des femmes
La Journée internationale des femmes sera célébrée le 8 mars à Sainte-Thérèse par la présentation de la pièce du Théâtre Parminou, «Femmes de mèche», sur le thème de l’autonomie économique, au cours d’une soirée avec buffet et danse, organisée par le Centre Rayons de femmes, le comité de la condition féminine du secteur F de l’AREQ et la coalition de la marche mondiale des femmes des Basses-Laurentides.
La députée de Groulx, Linda Lapointe, assume la présidence d’honneur de l’événement ouvert à toute la population. Le Théâtre Parminou a créé une pièce se déroulant dans un salon de coiffure où trois femmes discutent de leur réalité et de leur avenir. De milieux et d’âges différents, les trois personnages décrivent une même réalité, «leur autonomie économique menacée».

La pauvreté des femmes et leur manque d’autonomie économique ont été le cheval de bataille depuis la marche Du pain et des roses, et particulièrement en 2007, alors que la Coordination du Québec et de la Marche mondiale des femmes, ont lancé la campagne «Sorti de la pauvreté : un choix de société». La CQMMF a dégagé trois revendications principales pour atteindre les objectifs: l’augmentation du salaire minimum à 10.16$, la pleine indexation des prestations d’aide sociale et la gratuité des médicaments pour toutes les personnes dont les revenus sont inférieurs à 12 000$, que la totalité des pensions alimentaires versées aux enfants ne soit plus soustraite des prestations d’aide sociale et des prêts et bourses. Ces mesures primaires sont vitales pour un nombre encore trop grand de femmes au Québec, et il y aussi les autres qui ont statut précaire en emploi, un poste à temps partiel, des conditions de travail inéquitables, etc. Les femmes cumulent encore une plus grande part de travail non rémunéré qui réduit leur disponibilité et l’énergie pour leurs activités professionnelles (responsable de la famille, des enfants, des aînés, des tâches domestiques, etc). Les femmes occupent aussi des emplois dans des secteurs d’activités moins bien rémunérés, à statut précaire, dont la rémunération est moindre que les hommes. «Pour des emplois équivalents et à temps plein, à compétence égale les femmes touchent 70% du salaire des hommes, de nombreuses femmes aînées vivent une grande pauvreté, les femmes des minorités visibles et les femmes immigrantes sont discriminées encore davantage», énumère le comité. Les femmes sont encore plus que minoritaires aux conseils d’administration, aux postes décisionnels des entreprises, en administration publique et sur la scène publique et politique.

Devant ces constats indéniables, les femmes réclament l’élimination de la pauvreté des femmes, «ce n’est pas une question de charité, mais bien une question de droits des femmes aussi de droits humains, cet enjeu doit interpeller l’ensemble de la société. La présidente du conseil d’administration du Centre Rayons de femmes, Aline Savoie, rappelle à cet égard que «nos batailles ont toujours profité à l’ensemble de la société, pour la hausse du salaire minimum, pour la diminution de la pauvreté, etc, ce sont les femmes et les hommes qui ont été bénéficiaires et bien sûr les familles et la société».

La soirée du 8 mars, devenue tradition dans la région, sera donc une occasion de réfléchir sur l’autonomie économique des femmes, dès 18h, au Centre culturel et communautaire Thérèse-De Blainville, pour une contribution de 20$ par personne, incluant le buffet, la pièce de théâtre et la danse. Les billets sont disponibles auprès du Centre Rayons de femmes, au 450-437-0890.

(Photo : Yves Ranger )

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