Marie-Josée Pilon et Dany Brassard travaillent quotidiennement à la promotion de la région des Laurentides auprès des producteurs de films ou de séries télévisées, pour attirer des tournages dans la région. (Photos Yves Ranger)
Les gros sous reliés à l'industrie du cinéma peuvent aussi déferler dans la région
Les deux permanents du Bureau du cinéma et de la télévision Argenteuil-Laurentides, Marie-Josée Pilon et Dany Brassard, étaient les conférenciers invités du midi d'affaires de février de la Chambre de commerce et d'industrie Thérèse-De Blainville, afin d'expliquer leur travail de promotion de la région auprès des producteurs de cinéma d'ici et de l'extérieur.
Créé en 1997 à la suite d'un tournage américain dans la vallée d'Harrington au nord de Lachute, le Bureau du cinéma et de la télévision d'Argenteuil a vu son rôle s'élargir à l'ensemble de la région des Laurentides en 2000.
Ce petit organisme de promotion qui compte sur l'énergie de deux permanents soutenus par un conseil d'administration, joue dans la cour des grands, puisque l'on estime qu'il existe environ 320 commissions de cinéma à travers le monde réparties dans 40 pays. Au Québec, en incluant le Bureau du cinéma et de la télévision Argenteuil-Laurentides, il y aurait quatre organismes qui tentent d'attirer dans leur secteur les tournages.
Mais pour Marie-Josée Pilon, le mot d'ordre est clair: «Si ça ne se tourne pas à Montréal, ça doit se tourner dans les Laurentides!» Tiens toi!
Marie-Josée Pilon et Dany Brassard épluchent donc des scénarios de films à chaque semaine, pour identifier des lieux possibles de tournage, sollicitent les producteurs à l'aide de dossiers photographiques de la région. Une fois la décision du producteur prise de tourner dans les Laurentides, le Bureau du cinéma fait office d'intermédiaire entre la production et les gens de la région: propriétaires de terrains, municipalités, etc.
Les investissements reliés au cinéma sont souvent énormes et engendrent des retombées en achat de biens et de services dans la région, de création d'emplois et même de revenus fiscaux pour les gouvernements, explique-t-on.
Et ce sont bien sûr les productions américaines, plus coûteuses, qui sont les plus susceptibles de grosses retombées chez-nous. À titre d'exemple, de 2000 à 2007, 29 % des tournages effectués dans la région étaient reliés à des productions américaines, mais ont engendré à eux seuls 83 % des retombées économiques de l'ensemble des tournages. Des retombées directes dans les Laurentides que l'on estime à 28 millions de dollars depuis l'année 2000.
Et de l'argent qui est vite dépensé, mentionne-t-on. En effet, compte tenu de la durée d'un tournage, les biens et services requis doivent être trouvés et achetés rapidement. Encore là, les artisans du Bureau du cinéma de la région sont souvent présents pour expliquer les besoins de la production aux entreprises d'ici.
Bref, l'organisme joue un rôle de «lubrifiant» qui, au surplus, ne coûte absolument rien aux maisons de production, et cela peu importe le nombre de jours ou de semaines investis dans un projet par les artisans du Bureau de cinéma et de télévision Argenteuil-Laurentides.