Le Collège de Blainville.
(Photo : Pépé )
Le projet éducatif du Collège de Blainville: santé et encadrement complet
Une école privée sans sélection d’élèves
Les fondateurs du Collège de Blainville décideront au cours des prochains jours du moment de l’ouverture de cette école secondaire privée et du lieu d’accueil temporaire ou permanent selon les avenues possibles, toutefois la création prochaine de l’établissement selon les principes de l’accessibilité pour tous, de la santé et de l’encadrement complet des élèves, demeurent inaltérables.
«Nous voulons une école sans sélection d’élèves selon les notes, les jeunes seront admis dès leur inscription, premiers arrivés premiers servis. C’est à nous de l’encadrer suffisamment par la suite pour qu’ils puissent travailler et réussir. Tous les travaux scolaires auront lieu à l’école, les enseignants, tuteurs et étudiants assureront la supervision pour que les jeunes répartissent les périodes nécessaires aux études à court et à plus long terme», explique l’une des fondatrices Jocelyne Boivin. Elle-même du milieu de l’éducation en école privée depuis toujours, elle a évalué et conçu un projet qui élimine les difficultés et rejets vécus par les jeunes dans les conditions actuelles de scolarisation. «Nous faisons partie de directions d’école, nous savons ce à quoi sont confrontés les jeunes lors des examens d’admission, les exclusions si les notes ne sont pas maintenues, et le désarroi des parents qui ne sont pas en mesure d’aider leurs jeunes au niveau académique et par manque de temps. Les activités scolaires auront donc lieu seulement à l’école avec le soutien nécessaire», affirme-t-elle.
Le projet du Collège de Blainville repose en outre sur un principe connu, mais difficilement appliqué : «un esprit sain dans un corps sain». «Les élèves auront une heure par jour de conditionnement physique au gymnase, les plateaux sportifs seront disponibles. Piscine, terrain de soccer, de football, tennis, etc, seront des équipements intégrés à la vie de l’école. Les jeunes qui termineront leur secondaire pourront être sauveteurs. Il faut bouger mais aussi bien se nourrir. La cafétéria accueillera tous les élèves pour le dîner. Nous voulons que l’éducation des jeunes passe aussi par la découverte et la connaissance de la nutrition, des techniques de détente, etc. Tout est une question d’équilibre de vie», estime Mme Boivin. Pour compléter la formation, le Collège veut aussi développer un volet musical et culturel. Le projet compte sur des services professionnels en psychoéducation selon les besoins de chaque élève.
Permis du ministère
Les fondateurs ont obtenu il y a quelques semaines le permis du ministère de l’éducation pour offrir l’ensemble de l’enseignement secondaire. «Ce n’est pas un permis restreint. Nous pouvons offrir tous les niveaux, c’est à nous de décider si nous débutons avec le premier cycle ou plus. Nous pouvons ouvrir avec 200 élèves, avec des espaces en location en attendant que les travaux de construction soient complétés. Ça fait six ans que nous préparons notre projet, ce ne sont pas quelques mois de plus qui nous ferons abandonner, nous déciderons au cours des prochains jours si nous ouvrons à l’automne 2008 ou l’année suivante et à quel endroit. Nous voulons créer une école de quartier, qui ne dépassera pas les 900 élèves. Soit de quatre à six groupes de 30 élèves par niveau», précise l’une des fondatrices qui soutient que si la demande dépasse les capacités une autre école sera créée dans un autre milieu.
La fondatrice estime que la clientèle du Collège de Blainville se trouve déjà dans le secteur et que l’idée de l’école de quartier demeure, «nous avons été appuyés par des parents de Fontainebleau, de Lorraine et de la région immédiate pour lancer le projet, nous avons été très surpris et déçus de l’accueil des résidents de la rue Rochefort. Les difficultés anticipées par les voisins étaient déjà réglées pour nous, les élèves devaient venir à l’école à pied ou à vélo, les jeunes sont captifs toute la journée à l’école, et les plateaux sportifs et équipements doivent aussi servir à la communauté, personne n’a pensé que ce projet pouvait causer un préjudice au contraire», a précisé Jocelyne Boivin.
(Photo : Pépé )