La pdg de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Lise Bissonnette, a invité les gens d'affaires à se soucier dès maintenant de la préservation du patrimoine documentaire industriel et commercial, un secteur qui, selon elle, connaît une véritable crise au Québec. (Photo Yves Ranger)
L'offre de service de la Bibliothèque et Archives nationales aux milieux d'affaires
La présidente-directrice générale de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Lise Bissonnette, était l'invitée du midi d'affaires de janvier de la Chambre de commerce et d'industrie Thérèse-De Blainville, une occasion privilégiée pour présenter les services de l'institution qu'elle dirige destinés aux milieux d'affaires.
Au début de son allocution, la conférencière a rappelé quelques dates importantes qui ont conduit, en 2006, à la fusion de la Bibliothèque nationale (incluant la Grande Bibliothèque) avec les Archives nationales du Québec.
Aujourd'hui, la nouvelle institution qui en a résulté est présente dans neuf grandes régions du Québec avec onze installations, dont trois à Montréal incluant la Grande Bibliothèque. «Nous sommes l'institution culturelle la mieux logée au Québec!», reconnaît Lise Bissonnette.
Après avoir livré une série de chiffres illustrant le volume d'activités impressionnant de la Bibliothèque et Archives nationales, sa présidente-directrice générale s'est attachée plus précisément à décrire l'offre de service de l'institution pour les milieux d'affaires.
Cette offre, qui reste à bonifier pour ce qui est des collections (environ 12 000 titres d'ouvrages spécialisés disponibles), comprend des ouvrages de référence, des recueils statistiques, des cédéroms, des périodiques spécialisés et des archives publiques, gouvernementales, judiciaires et civiles. On met aussi à la disposition des gens d'affaires l'accès à des banques de données spécialisées et à des répertoires de compagnies.
La conférencière reconnaît que ce secteur de la Bibliothèque a été surtout conçu pour les petites et moyennes entreprises et les travailleurs autonomes et qu'il sera encore plus performant lorsque la mise en réseau de toutes les bibliothèques du Québec aura été complétée.
Lise Bissonnette n'allait pas quitter son auditoire sans lancer un cri d'alarme. Sur l'ensemble du patrimoine québécois, le patrimoine documentaire industriel et commercial est le plus menacé, a-t-elle affirmé, n'hésitant pas à utiliser le mot «crise» pour caractériser la situation.
Bien au fait des démarches pour doter la région des Basses-Laurentides d'un centre d'archives, la conférencière a laissé entendre qu'un tel centre ne verrait pas le jour s'il n'était pas appuyé par la communauté d'affaires de la région et que la conservation du patrimoine documentaire des industries et des commerces devrait sans doute devenir l'une de ses priorités. «C'est là un beau projet, comme le nôtre d'ailleurs», a conclu Lise Bissonnette.