La présidente du comité organisateur des fêtes du 50e anniversaire de Rosemère Wendy Gurd et la mairesse de Rosemère Hélène Daneault ont accueilli un conseiller municipal de 1958, Lucien Lavoie.
(Photo : Pépé )
C’était en 1958… à Rosemère
Les élus et la vie de l’époque
Le conseil municipal de Rosemère a animé la première activité des célébrations du 50e anniversaire de la ville, lundi soir dernier, en endossant les propos des premiers élus municipaux lors de la reproduction de la séance du conseil du 3 mars 1958.
À l’époque, le conseil présidé par le maire Henry S. Hemens s’adressait au public en anglais seulement, pour l’adoption des résolutions et règlements. Le conseil de 1958 a approuvé le paiement des factures d’huile pour 3$, de sable pour 5$, des réductions de comptes de taxes, etc.
Les temps ont bien changé, les budgets autant que les façons de faire, ont raconté des témoins de l’époque dont un conseiller municipal en poste en 1958, Lucien Lavoie. Les bureaux municipaux comptaient cinq employés établis dans une ancienne cantine du Plan Bouchard transportée au stationnement de la bibliothèque actuelle, des caucus du conseil se déroulaient au poste de police dont l’agent en service était rapidement invité à «aller faire de la patrouille», selon M. Lalonde. Ce premier policier de Rosemère, par la suite devenu chef, a beaucoup à raconter sur les tâches des officiers, dont le sablage dans les pentes des rues, au petit matin. Il allait aussi jaser avec les fermiers qui étaient déjà à leur étable à cette heure, dont chez «le père Maisonneuve» se souvient-il.
Les anciens élus et leurs descendants invités à ce lancement, ont raconté des anecdotes de l’époque où la communauté de 5 500 habitants avait formé une association de citoyens pour créer leur propre ville aux abords de la rivière des Mille-Îles. La requête adressée au Premier ministre Maurice Duplessis a été homologuée le 6 février 1958.
Le conseil du temps avait beaucoup à faire pour aménager et organiser le territoire. «À ce moment, les habitants situés en bas du chemin de la Grande-Côte devaient circuler en chaloupe lors des crues printanières, autour de l’hôtel de ville actuel c’était un marécage on y attrapait des tortues et on pêchait la barbotte…», ont raconté avec émotion les invités.
Après l’évacuation de 90 familles en 1976, le conseil du temps a décidé de procéder au remblai pour rehausser les rues longeant la rive, «les rues sont devenues des barrages pour contrer les inondations». Un ruisseau souterrain existerait toujours dans le secteur du golf et des grottes d’une profondeur d’une cinquantaine de pieds y étaient visitées par les habitants de l’époque autour du Domaine Garth. David Garth a d’ailleurs habité rue Philippe à Rosemère avant d’hériter du domaine appelé Spring Valley à ce moment.
«En 1958, seulement cinq pour cent du territoire était occupé.
L’évolution et l’histoire de notre ville recèlent encore beaucoup de souvenirs que nous soulignerons au cours de l’année», a rappelé la mairesse Hélène Daneault, avant de présenter les élus de Rosemère qui se sont succédé. Les maires H.S. Hemens (1956-59), Roméo St-Pierre (1959-61), Ronald T. O’Keefe (1961-63), Michel Côté (1963-69), Marcel Di Tullio (1969-70), Roland Durand (1970-82), Pierre Robitaille (1982-90), Yvan Deschênes (1990-2002), Monique Richer (2002-2005), ont dirigé la ville de Rosemère jusqu’à l’élection de Hélène Daneault en 2005.
La première femme au conseil municipal de Rosemère, Carolyn Owens a été élue en 1959, et elle a siégé jusqu’en 1967.
Parmi les élus et leurs descendants, ont participé à cette rencontre: Lucien Lavoie (1954), le Juge Michel Côté (1963), le Juge Sylvain Coutlée (1999), Yvan Deschênes (1990), Wendy Gurd (1997), Jean Lamarre (1993), Peter Massarelli (1991), Richard Bastien (1990), Patrick Donvito (1990), Ton Gilmour pour Ernest Gilmour (1947), Charles Maisonneuve pour Hubert Maisonneuve (1947), Jean Lahaise pour Alfred Lahaise (1948), Roberta Kunzli pour Robert Kunzli (1950), Christine Turner pour Marcel J. Clément (1952), Jennifer Blachford pour Hugh Blachford (1953), Albert Lacas pour Davaid Lacas (1956), June Vernahm pour Peter Vernham (1956), Allan Tylee pour Charles Tylee (1956), Bob Owens pour Carolyn Owens (1959), Rose Pinkerton pour R. W. Pinkerton (1967), Sheila Mulherin pour Conrad Mulherin (1969).
(Photo : Pépé )