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Les brigadières de Blainville revendiquent

par Claudine Mainville
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Article mis en ligne le 24 janvier 2008 à 9:49
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Les brigadières de Blainville revendiquent
Le conflit de travail mettant en cause les brigadières de la ville de Blainville n’apparaît sur le point d’être réglé, aucune rencontre de négociation n’est prévue, la marge entre les demandes salariales et l’offre de l’employeur semble très importante.
«Notre manque d’expérience syndicale ne nous a pas servi jusqu’ici, mais nous ne pouvons continuer de travailler dans ces conditions. Nous avons 11$ l’heure alors qu’à Saint-Jérôme le salaire versé est de 18$ l’heure, certaines d’entre nous comptent jusqu’à 26 ans de service, et c’est insensé de dire qu’un enfant de 6e année peut faire notre travail, comme un membre de l’administration nous a lancé à la figure. La sécurité des enfants, exiger le respect des conducteurs, le travail dans la rue, ne sont pas à dénigrer. La direction doit reconnaître la valeur de notre travail», a déclaré Diane Legault déléguée du groupe en piquetage devant l’hôtel de ville de Blainville le 15 janvier dernier. Leur conseiller syndical a d’ailleurs confirmé que les salaires versés à Saint-Jérôme, Lorraine et Boisbriand diffèrent de 6 à 7$ l’heure.

«Il y a 26 ans je gagnais 85$ par semaine, maintenant j’ai 227$, est-ce que le coût de la vie a seulement doublé depuis? Nos bottes pour la pluie et la neige, nos vêtements et les frais de déplacement nous laissent très peu pour vivre », dénonce Nicole Boisjoli.

Les brigadières comptent se faire voir et sensibiliser la population à leur situation. Leur contrat de travail a pris fin en juin 2006, «lors du processus d’équité salariale, elles ont été exclues par la directrice des ressources humaines des postes comparables avec les autres employés municipaux», précise leur conseiller syndical.

«Il y a toute une différence entre placer des objets à l’entrepôt et subir la pression des automobilistes mécontents. Nous effectuons une vingtaine d’heures par semaine en trois périodes de la journée, qu’importe le temps qu’il fait. Il faut se faire respecter des enfants et conducteurs pour que tout se passe bien et en sécurité», ajoutent les brigadières.

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