Les terrains situés à Boisbriand dont le sénateur Massicotte estime avoir besoin pour implanter l'hippodrome à la limite des municipalités de Boisbriand et de Saint-Eustache, appartiennent tous à la Société de gestion Mathers inc. (Photo Pépé)
Le jeu d'Hippodrome Monopoly du sénateur Paul J. Massicotte
Dans une démarche singulière, le propriétaire de la société Attractions hippiques, le sénateur Paul J. Massicotte, s'est adressé par écrit au début décembre à la mairesse de Boisbriand, pour lui suggérer de transférer à Saint-Eustache quelque 38 hectares du territoire de Boisbriand propriété de la Société de gestion Mathers inc.
Dans la lettre dont le journal Le Courrier a obtenu copie, le sénateur Massicotte précise même les numéros de cadastre des terrains qu'il souhaite voir annexer par la Ville de Saint-Eustache qui «a, jusqu'ici, démontré de l'intérêt pour nous accueillir», écrit-il.
Vérification faite auprès du registre foncier de la Ville de Boisbriand, tous les lots identifiés appartiennent à la Société de gestion Mathers inc. et totalisent environ 38 hectares de terre, soit plus ou moins quatre millions de pieds carrés situés en bordure de l'Avenue Dubois d'une part et du Chemin de la Rivière-cachée accessoirement.
Pour justifier sa démarche, le sénateur Massicotte explique qu'il s'est engagé à relocaliser l'hippodrome de Montréal à un nouvel endroit sur la rive nord, en se portant acquéreur d'Attractions hippiques et que cette relocalisation «revêt une importance primordiale pour notre gouvernement provincial.»
Constatant l'opposition à l'implantation de l'hippodrome sur le territoire de Boisbriand exprimée par une résolution du conseil de ville dès le début de l'année 2007, le sénateur Massicotte demandait donc le 5 décembre dernier la collaboration de la mairesse Sylvie St-Jean, «pour transférer ce terrain de la ville de Boisbriand à la ville de Saint-Eustache».
Au surplus, le propriétaire d'Attractions hippiques mentionne que la ville de Saint-Eustache est en meilleure position que Boisbriand pour fournir les services et appui technique dont il estime avoir besoin.