Lizanne Castonguay
(Photo : Pépé )
Déjà deux romans publiés à 19 ans
Lizanne Castonguay
Peu de personnes peuvent affirmer avoir publié un premier roman à 17 ans, non rassasiée, Lizanne Castonguay, vient de lancer Rex-R, son deuxième livre qui aura une suite…au Japon.
L’imaginaire de l’enfant trouvait déjà à 9 ans son moyen d’expression, Lucifer le dragon rouge, présentait des histoires sous la forme d’un recueil. Son premier roman, Zack et les capucines, a été complété à 14 ans, suivi l’année suivante par La légende des guerriers qui sera finalement publié quelques années plus tard. «Je l’ai remanié et travaillé, et surtout corrigé avec l’aide de ma mère et de la maison d’édition. C’est mon frère qui avait tracé les premiers personnages», se rappelle Lizanne Castonguay. L’imaginaire de la jeune auteure fourmillait intensément depuis l’enfance, «j’étais plutôt solitaire, je lisais, j’écrivais et je passais à chaque occasion devant la bibliothèque sur la rue où habitait mon père, et je parlais beaucoup, j’écrivais beaucoup, beaucoup de mots. J’étais différente, je n’aimais pas beaucoup les choses en vogue, me fondre dans la masse, mais la différence en vieillissant devient peut-être un atout».
Son premier roman a été vendu à près de 2 000 exemplaires et l’auteure a déjà effectué des rencontres avec des classes du niveau primaire. «C’était très intéressant, les jeunes de l’école des Ramilles avaient lu le livre et avaient préparé des questions très précises», raconte-t-elle.
Cette génération a été nourrie par le cinéma et la littérature fantastique. La jeune auteure explore ce monde et exprime sa créativité dans ses histoires et au cinéma. «Je crée des mondes que je contrôle, j’invente, on peut se prendre pour Dieu», rigole la jeune auteure. Lyzanne termine cette année ses études en cinéma et communications dès la prochaine session. «J’ai été stagiaire lors du tournage des émissions de la série Providence, j’y ai découvert plusieurs facettes du milieu, je préfère la scénarisation et la réalisation, mais je pourrais exécuter une foule de tâches et de rôles dans ce domaine», affirme l’étudiante.
Avant de se lancer dans d’autres projets, l’auteure publiera probablement un recueil de nouvelles qui cette fois se situe dans la réalité, «je me suis inspirée de situations et de personnages très réels, mais mes histoires sont un peu une parodie, un humour noir peut-être, mais j’avais besoin de l’écrire». Après la fin de session, Lizanne Castonguay prévoit partir pour la Colombie-Britannique pour parfaire son anglais, mais par la suite c’est le Japon qui est convoité. «Rex-R se passe au Japon et je veux écrire la suite selon ce que j’y aurai découvert, c’est un grand rêve d’y vivre au moins quelques semaines. Ce monde m’attire depuis longtemps, leur cinéma montre beaucoup la mort je veux mieux connaître leur rapport avec cette dimension. J’aimerais bien aussi un jour découvrir la nature de la Nouvelle-Zélande», rêve-t-elle.
(Photo : Pépé )