La mairesse de Boisbriand réclame le 1 % de la TPS
Lors de sa traditionnelle présentation du budget devant le Regroupement des gens d’affaires de Boisbriand (RGAB), la mairesse de Boisbriand, Sylvie St-Jean, a réclamé la récupération de la réduction de 1 % de la TPS, pour de nouveaux investissements dans les infrastructures.
La mairesse a souligné que des études rigoureuses ont clairement démontré, et
sans équivoque, que partout au Canada les infrastructures municipales ont
dépassé près de 79 % de leur vie utile, qu’elles se dégradent très rapidement,
que le prix de l’élimination du déficit auquel les municipalités québécoises font
face dépasse 18 milliards de dollars.
«Cette réalité incontestable exige des mesures draconiennes si nous voulons
laisser aux prochaines générations des infrastructures de qualité et éviter
d’hypothéquer lourdement leur avenir», a-t-elle lancé.
Québec a annoncé 3,15 milliards de dollars au cours des cinq prochaines
années dans la réhabilitation des infrastructures municipales. Si les municipalités
veulent participer à ce vaste programme, elles devront investir le tiers de ce
montant, a rappelé la mairesse.
Au nom de la gestion responsable, du développement durable et de l’équité entre
les générations, la Ville de Boisbriand demande publiquement au gouvernement
du Québec de récupérer la réduction de 1 % de la TPS prévue pour le 1er janvier
prochain, en haussant la TVQ d’autant, et de consacrer cet argent à la création
d’un fonds exclusif au financement des travaux pour remettre en état les
infrastructures routières et environnementales des municipalités. Pour la Ville de
Boisbriand, cela représenterait 4,4 M$ en argent frais à investir dans ses
infrastructures.
«Québec devrait saisir l’occasion de la baisse de 1% de la TPS pour occuper
l’espace fiscal ainsi libéré par Ottawa. Si le gouvernement du Québec décidait
d’aller de l’avant avec cette proposition, il pourrait compter sur des revenus
estimés de 1,1 G$, sans que le fardeau fiscal des contribuables n’augmente pour
autant. Il doit céder ce point de taxe aux municipalités pour réhabiliter les
infrastructures. L’Union des municipalités du Québec a démontré que pour
chaque 100 M$ investi dans les infrastructures, 1 200 emplois sont créés», a
conclu la mairesse de Boisbriand.