Le député de Mirabel déplore l’attitude du premier ministre et de la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne qui se contentent de promettre la mise sur pied d’un chantier de réflexion pour déterminer l’avenir des commissions scolaires.
(Photo : Archives )
François Desrochers réplique
Rejet de la motion de censure de l’ADQ
Malgré le rejet de la motion de censure déposée par l’Action démocratique du Québec (ADQ) le 6 novembre dernier, le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'éducation et député de Mirabel, François Desrochers maintient le cap et continue de dénoncer la conservation de cette structure (commission scolaire) qui ne répond plus aux préoccupations actuelles, selon ses dires.
Accusée par certains observateurs et membres de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) d’avoir posé un geste exagéré et disproportionné, l’opposition officielle entend continuer son travail dans le dossier des commissions scolaires. «Il faut prendre le bâton du pèlerin, continuer d’expliquer et d’informer les gens au sujet de notre démarche. Nous allons aussi préciser nos théories au sujet du processus d’abolition et les insérer à la prochaine plate-forme électorale, explique François Desrochers. Il y encore certaines interrogations, mais il faut bien comprendre que nous ne voulons rien créer rien de nouveau, nous voulons redistribuer les ressources.»
Le président de la FCSQ, André Caron a demandé à l’ADQ, par voie de communiqué, de retirer les accusations de détournements de fonds proférées à l’endroit des commissions scolaires. Une demande qui a frappé un mur, confirme François Desrochers. «Nous continuons de remettre en cause les énormes surplus générés par cette structure; les commissions scolaires accumulent des centaines de millions en excédent et pendant ce temps les plafonds coulent dans des écoles de Montréal et des élèves de la Seigneurie des Mille-Îles n’ont pas accès à une grammaire.»
Aux lendemains du rejet de la motion, la FCSQ a tenu à rappeler que les commissions scolaires étaient prêtes à apporter des ajustements à leur fonctionnement; un renouvellement attendu depuis près de dix ans, aux dires de M. Desrochers qui reste peu convaincu de la volonté de la FCSQ de soutenir de réels changements. «Les idées qui sont ressorties du dernier congrès des commissaires concernaient entre autres la possibilité de changer le nom des commissions scolaires, de doubler le salaire des commissaires et de constituer de réelles entités politiques; des changements qui auront certainement un impact sur la réussite de nos jeunes», déplore-t-il avec un ton teinté de sarcasme.
Toujours dans l’attente
Après une première rencontre il y a quelques semaines, François Desrochers a sonné la cloche une deuxième fois au sujet de la situation des médecins de l’urgence de l’Hôpital Saint-Eustache, auprès du ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard.
«Six médecins temps plein seraient temporairement «prêtés» à l’urgence de Saint-Eustache, mais encore une fois on n’entend pas régler le problème à long terme du côté du ministère. L’urgence vit sur du temps emprunté et elle ne pourra pas survivre si on ne lui donne pas l’oxygène dont elle a besoin», affirme le député de Mirabel.
Pour François Desrochers, tant que le Plan régional d’effectifs médicaux (PREM) ne sera pas corrigé pour s’adapter à la situation démographique des Laurentides, c’est la population qui en paiera le prix. Une situation qui risque de se faire sentir dans les autres hôpitaux de la région qui subiront la pression si rien n’est changé.
(Photo : Archives )