Les négociations sur la glace
Brigadières de Blainville
Sans convention collective depuis juin 2006, les brigadières de Blainville attendent toujours des réponses de la Ville. Encore une fois, la question salariale serait au cœur du litige.
Elles étaient environ une dizaine mardi dernier à faire du piquetage devant l’hôtel de ville de Blainville. «Nous sommes en négociations depuis avril 2006, mais depuis septembre dernier, rien ne bouge. C’est le dossier salarial qui bloque», affirme la présidente du groupe de brigadières de Blainville, Diane Legault.
Les 16 employés à temps plein et les quatre remplaçantes représentées par le Syndicat canadien de la fonction publique attendent une offre raisonnable de la Ville. Avec un salaire horaire de onze dollars, les brigadières de Blainville estiment avoir été désavantagées dans le dossier de l’équité salariale. Elles réclament maintenant 19 $ de l’heure, au même titre que leurs collègues de Saint-Jérôme. «À Drummondville, elles reçoivent 25 $ l’heure; nous n’en demandons pas tant, mais nous jugeons que ces écarts pourraient être corrigés», explique Diane Legault.
Les brigadières avouent se sentir sous-estimées : «Nous nous occupons de la sécurité des enfants, pourtant notre emploi n’est pas valorisé. Nous voudrions être considérées à notre juste valeur et recevoir un salaire en conséquence», ajoute-t-elle.
Aux dires de Diane Legault, la question des journées de maladie n’est toujours pas réglée non plus. L’offre proposée par la Ville lors de la dernière rencontre en septembre dernier, soit une augmentation salariale de 1,25 $ a été refusée et depuis rien ne semble bouger pour les brigadières.
Elles espèrent cependant attirer l’attention des citoyens de la ville sur leurs revendications. Mme Legault indique que d’autres soirées de piquetage seraient prévues lors des séances du conseil ou encore lors d’activités diverses organisées par la Ville.