Membre du CRPF, Claude Bourque maintient que les aires protégées de la région des Laurentides pourront avoir une grande valeur écotouristique.
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Protéger, ça n’a pas de prix
Forum du Comité régional pour la protection des falaises
Soumise à la pression du développement immobilier, la région des Laurentides se heurte à la nécessité de chiffrer la valeur de ses projets de conservation lorsqu’il est question d’aire protégée. C’est sous le thème «Protéger, c’est aussi développer» que le Comité régional pour la protection des falaises (CRPF) a amorcé une réflexion quant à la valeur économique d’une aire protégée. Un premier pas diront certains, mais devant la tâche qui reste à accomplir en ce qui a trait aux efforts de conservation, deux visions s’affrontent toujours.
La réflexion amorcée à ce forum qui s’est tenu jeudi dernier à Saint-Sauveur a tout de même porté fruit aux dires de l’animateur de la soirée, Claude Bourque. «Au CRPF, nous travaillons à soustraire le massif des escarpements de Prévost, Piedmont et St-Hippolyte de tout développement immobilier pour garantir le maintien de l'intégrité écologique et de la biodiversité. Cependant, nous devons faire face à la difficulté de mettre des chiffres sur les projets de conservation.»
Aussi enseignant au Collège Lionel Groulx en biologie, Claude Bourque affirme qu’il est temps de faire l’inventaire des richesses naturelles de ces territoires et de faire un plan d’urbanisme qui tienne compte de leurs caractéristiques uniques. «Protéger, c’est faire du développement au même titre que travailler au développement immobilier; ça ne se fait pas de la même façon, mais c’est travailler à préserver une meilleure qualité de vie», affirme-t-il.
Le comité travaille maintenant à élargir sa réflexion et à conscientiser le plus de gens possible. Une série de conférences devraient d’ailleurs voir le jour en 2008 pour sensibiliser les élus et la population à l’importance de protéger les écosystèmes pour le développement de la région. «Nous voulons amener les gens à prendre conscience que l’avenir de l’écotourisme passe par la protection de territoires vierges et que la conservation a nécessairement un potentiel économique qui n’est pas négligeable», souligne le porte-parole du comité, Marc-André Morin.
Pour Claude Bourque, le projet du massif pourrait facilement servir de modèle pour d’autres projets de conservation. «C’est tout un défi pour nous au CRPF; il faut prouver qu’il n’y a pas que le modèle de développement traditionnel de l’immobilier. Le projet pourrait servir de référence et nous permettrait de démontrer la valeur de l’écotourisme en matière de croissance économique dans les Laurentides.»
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