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Poussés hors de la salle de classe vers la scène par le conte

par Donald Brouillette
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Article mis en ligne le 15 novembre 2007 à 15:05
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Poussés hors de la salle de classe vers la scène par le conte
Vincent Grenier et François Théorêt nous ont parlé de leur prochain spectacle de contes, présenté au Kafé étudiant du collège Lionel-Groulx: une première prestation publique officielle dans le lieu où ils enseignent. (Photo Pépé)
Poussés hors de la salle de classe vers la scène par le conte
Le jour ils sont sérieux et raisonnables, du moins on l'espère, puisqu'ils sont tous deux enseignants de français au collège Lionel-Groulx. Le soir, enfin certains soirs, ils se transforment en… créatures étranges habitées de récits fantastiques. Il est ici question de François Théorêt et de Vincent Grenier qui se produiront le vendredi 23 novembre au Kafé étudiant de Lionel-Groulx.
Ils ont commencé par enseigner le conte à l'intérieur de leurs cours, puis ont fréquenté des soirées de contes et des festivals et ils ont eu véritablement la piqûre.

En 2005, ils se lancent chacun dans l'écriture ou l'adaptation de contes. Vincent Grenier œuvre davantage dans l'adaptation, des contes des frères Grimm par exemple qu'il trouve extrêmement efficaces; François Théorêt transforme des contes traditionnels du Québec et orientaux à sa sauce personnelle.

Ils se souviennent tous deux de la première fois où ils ont conté en public- ça ne fait pas si longtemps. Pour François Théorêt c'était au Sergent recruteur à Montréal, la salle était pleine; pour Vincent Grenier c'était dans une bibliothèque. Même grand stress au point de penser à se sauver, même plaisir dès que le récit commence.

«Il y a quelque chose de délinquant dans le conte. C'est une bulle d'imaginaire, d'humanité, une histoire sans artifices racontée en temps réel», explique François Théorêt. «Le rapport entre le public et le conteur est direct, il y a une intimité nécessaire; on ne peut pas raconter avec un gros projecteur dans le visage», complète Vincent Grenier.

Ainsi, la renaissance actuelle du conte et sa grande popularité- on pense bien sûr à Fred Pellerin et à tant d'autres conteurs et conteuses- pourront être «moins à la mode» éventuellement, mais le conte est là pour survivre, pensent les deux enseignants… «Ça va rester un art marginal. Il suffit qu'il y ait des lieux, des structures. C'est facile à monter. Et les gens qui goûtent au conte reviennent», observe le duo de conteurs.

On dit duo parce que le spectacle de contes du 23 novembre au Kafé étudiant ne sera pas la simple juxtaposition de deux conteurs, mais bien un spectacle concept où se retrouvent des récits à deux, des contes qui se complètent… «Carême et Mardi gras»: des êtres qui sont punis pour leurs péchés, racontés par Vincent Grenier- qui fait plus sérieux il est vrai- et des gens qui bernent le diable (François Théorêt). «D'ailleurs, moi je l'ai vu pour vrai le diable!», lance malicieusement François Théorêt.

C'est au Kafé étudiant de Lionel-Groulx, le 23 novembre à 20 h 30; admission générale 8 $, étudiants 6 $; prévente à la coop du collège à 5 $. Pour plus de renseignements on communique avec le Service socioculturel du cégep au (450) 430-3120, poste 341.

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