Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Cahier Gala CCITB
Journal le Courrier
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

«Non à l’illusion du crédit»

Lancement de la campagne de sensibilisation au crédit et à l’endettement

par Audrey Jacques
Voir tous les articles de Audrey Jacques
Article mis en ligne le 18 novembre 2007 à 14:43
Soyez le premier à commenter cet article
«Non à l’illusion du crédit»
Lors de la soirée du 35e anniversaire de l'organisme le 6 novembre dernier. (Photo Pépé)
«Non à l’illusion du crédit»
Lancement de la campagne de sensibilisation au crédit et à l’endettement
«Avec le crédit, je suis riche.» «Le crédit, c’est facile; je peux réaliser tous mes rêves.» «Les émetteurs de crédit ont à cœur mes intérêts.» Tant d‘illusions sont véhiculées par la sollicitation et la publicité sur le crédit. Résultat: l’endettement canadien représente maintenant 123,5 % des revenus annuels nets alors que le taux d’épargne frôle le 0 %. L’utilisation excessive du crédit inquiète les économistes, mais aussi l’Association coopérative d’économie familiale des Basses-Laurentides (ACEF) qui lançait mardi dernier la quatrième édition de la campagne de sensibilisation au crédit et à l’endettement.
Sous le thème «Dans la marge jusqu’au cou», la campagne organisée par l’ACEF et la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) somme les consommateurs de dire «Non à l’illusion du crédit».

Cette campagne qui se tiendra du 19 au 23 novembre à l’échelle nationale entend mobiliser les acteurs des différents milieux pour sensibiliser les consommateurs aux dangers de l’utilisation abusive du crédit.

«Depuis deux ans, nous demandons au gouvernement d’interdire la sollicitation et la publicité sur le crédit. On estime à plus de 61 millions le nombre total de cartes de crédit en circulation au Canada selon l’Association des banquiers canadiens. Cette forme de crédit a cependant des effets insidieux et conduit bien souvent à l’endettement, voire même à la faillite personnelle», souligne le conseiller en consommation, Michel Gagné.

La sollicitation sur le crédit est perçue par les responsables de la campagne comme un véritable incitatif à l’endettement. À l’ACEF, on rappelle que le nombre de faillites personnelles a triplé au cours des vingt dernières années.

À la veille du temps des fêtes, on peut dire que la campagne tombe à point. «Il ne faut pas oublier que le crédit n’est pas un produit de consommation ou une source de revenu, c’est un mode de paiement. Les émetteurs de carte de crédit n’ont pas de responsabilités sociales et ils ne tiennent pas compte de la capacité de remboursement», indique Michel Gagné.

Lors de cette semaine de sensibilisation, l’ACEF des Basses-Laurentides tiendra plusieurs séances d’information à travers les 5 municipalités régionales de comtés qu’elle dessert. «Nous allons aussi rencontrer plusieurs intervenants des différents milieux comme les syndicats et les centres de formation pour adultes pour leur transmettre le message et faire en sorte que plus de gens soient sensibles aux dangers du crédit», affirme la coordonnatrice de l’ACEF, Sylvie Perron.
«Opération élastique»
Dans le cadre de la campagne, l’ACEF et la CACQ encouragent les consommateurs à mettre un «élastique autour de leur portefeuille» et à relever le défi de la «Journée sans achat» le 23 novembre prochain.
Pour l’occasion, les associations de consommateurs du Québec distribueront des élastiques pour encourager le mouvement. Pour les responsables de la campagne cette journée vise à sensibiliser les consommateurs à la surconsommation et à ses conséquences sur l’environnement.

À l’ACEF, on espère aussi encourager davantage de Québécois à retourner à l’expéditeur les sollicitations sur le crédit en guise de protestation. «<@Ri>D’après les données du sondage réalisé dans le cadre de la campagne, seulement 5,2 % des Québécois le feraient. Nous voulons créer un mouvement plus fort et décourager les émetteurs<@$P>», explique Michel Gagné.
35e anniversaire
L’ACEF des Basses-Laurentides soulignait aussi ses 35 ans d’existence le 6 novembre dernier. Malgré une société de consommation en évolution constante et de nouvelles formes de crédit, l’ACEF entend continuer la défense des droits des consommateurs.
En plus de sensibiliser les familles de la région aux conséquences de la surconsommation et de les aider à développer un sens critique, l’ACEF offre aussi de l’aide directe par des consultations budgétaires, des conférences publiques et des ateliers auprès de groupes communautaires.

Pour plus de renseignements sur la campagne «Dans la marge jusqu’au cou» ou encore concernant les consultations offertes, contactez l’ACEF des Basses-Laurentides au 450 430-2228.

(Photo Pépé)

Chroniqueurs

Chez nos voisins