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Diane Bourgeois veut prévenir ses électeurs

par Audrey Jacques
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Article mis en ligne le 13 novembre 2007 à 7:01
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Diane Bourgeois veut prévenir ses électeurs
Diane Bourgeois députée de Terrebonne-Blainville. (Photo : Pépé )
Diane Bourgeois veut prévenir ses électeurs
C’est un véritable cri d’alarme que souhaitait lancer la députée de Terrebonne-Blainville, Diane Bourgeois aux citoyens de sa circonscription en conviant les médias à un déjeuner-causerie, mercredi dernier. Le message de la députée était clair; il faut protéger notre secteur manufacturier de la concurrence étrangère et se mobiliser devant la récession économique qui menace le Canada avec la hausse du dollar.
La baisse de TPS récemment annoncée par le gouvernement Harper est loin de convaincre Diane Bourgeois de la volonté de ce dernier d’aider les ménages. «Les familles de ma circonscription ne profiteront pas nécessairement de cette baisse à moins de faire de gros achats comme une voiture ou une maison. La TPS ne s’applique pas aux produits de consommation et par conséquent n’encouragera pas notre économique déjà faible», explique la députée qui affirme qu’une baisse d’impôt aurait été beaucoup plus profitable.

La surévaluation du dollar inquiète aussi Mme Bourgeois qui prévient que de nombreux emplois et des secteurs entiers seront menacés si rien est changé. «La récession qui nous menace risque de porter un dur coup à l’économie québécoise et surtout aux entreprises de transformation de la région. En plus des mises à pied et du chômage, c’est toute l’économie qui sera tirée vers le bas», souligne-t-elle.

Devant cette conjoncture, Diane Bourgeois implore les citoyens d’encourager le commerce régional et d’utiliser les services locaux. «Il faut se donner les moyens de faire face à la concurrence provenant des pays émergeants pour conserver nos emplois.»

Un combat que la députée mène aussi en chambre puisqu’elle a déposé le projet de loi C-411; un moyen de se porter à la défense du secteur manufacturier québécois et canadien devant la concurrence. «Il faut aider les entreprises à faire face aux changements par des mesures de protection anti-dumping et en les aidant à sauvegarder leur pouvoir d’exportation», affirme Mme Bourgeois.

Le secteur de la recherche et du développement est aussi gravement malade. C’est l’avenir de ces mêmes entreprises qui en est compromis souligne la députée qui avance que le gouvernement Harper n’a pas de vision à long terme et ne protège pas les travailleurs du pays.

Diane Bourgeois s’indigne aussi devant la nouvelle loi qui obligera les petites entreprises régionales à étiqueter et à inscrire la teneur en nutriments de tous leurs produits. «Pour chaque produit, le producteur devra débourser 800 $ pour l’analyse. C’est insensé de vouloir mettre sur le même pied d’égalité les grosses entreprises et les petits producteurs régionaux. Le consommateur risque de perdre certains produits locaux de qualité et même l’économie du tourisme en souffrira ultérieurement.»

Pour Diane Bourgeois, il est clair que le gouvernement Harper est un gouvernement centralisateur. «Il essaie cependant de donner l’impression du contraire; il ouvre les marchés internationaux et met ainsi en danger l’économie canadienne», déplorait-elle.

Un gouvernement hypocrite et un peu trop cachottier, voilà ce que pense Diane Bourgeois du parti Conservateur actuel qui, après avoir prôné la transparence et l’imputabilité, gère désormais son parti en vase clos.

La députée espère que les citoyens de sa circonscription seront à l’écoute et se mobiliseront pour protéger les entreprises locales. Aussi coprésidente de la Guignolée de Moisson Laurentides, Diane Bourgeois souhaite que les résidents du secteur aident les gens dans le besoin, mais surtout qu’ils y voient là un moyen démontrer un peu de solidarité régionale.

(Photo : Pépé )

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