Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Journal le Courrier
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

La musique pour rassembler et avancer

Antoine Flores et Cliff Jason Gaspard de Super Fly Boy

Article mis en ligne le 3 novembre 2007 à 5:22
Soyez le premier à commenter cet article
La musique pour rassembler et avancer
Antoine Flores et Cliff Jason Gaspard (Photo : Pépé )
La musique pour rassembler et avancer
Antoine Flores et Cliff Jason Gaspard de Super Fly Boy
La rencontre à l’école Jean-Jacques-Rousseau de Boisbriand de deux jeunes âgés de 16 ans, dont les parents sont d’origines péruvienne, française, américaine et haïtienne, a généré un amalgame rassembleur qui a pour nom Super Fly Boy qu’on découvrira sur scène le 6 décembre prochain.
La musique, les textes, les rythmes ont tissé les liens entre Antoine Flores et Cliff Jason Gaspard. Les deux composent, pour l’un la musique, pour l’autre les textes, et le mélange des deux emportent l’auditoire par le rythme, mais aussi par les messages lancés par ces jeunes. «Ce sont deux leaders positifs, dans des genres biens différents, mais aussi efficaces et complémentaires», affirment l’animatrice communautaire à l’école secondaire Jean-Jacques-Rousseau de Boisbriand, Karine Grenier, qui est elle-même musicienne à ses heures.

Cliff attire l’attention et détend les situations tendues par sa clownerie, mais aussi par sa confiance dans la vie. «C’est sûr mes parents sont d’origine haïtienne, ils ont aussi vécu aux États-Unis, la danse, le chant, la musique ont toujours été présents. J’ai quatre frères plus âgés et une sœur, nous sommes tous très proches, on m’encourage beaucoup, et j’aime bien partager ce que j’aime», explique Cliff Jason qui n’a pas vraiment besoin de soutien pour s’exprimer. C’est d’ailleurs lui qui soumet des textes au musicien et technicien, Antoine Flores.

Ce dernier admet qu’il a aussi la chance d’avoir les équipements professionnels pour les montages et l’enregistrement de leur musique, ses intérêts et talents ne sont pas non plus tombés du ciel. «Mon père a été chanteur et musicien au Pérou, ma mère est française, j’ai entendu les textes, les rythmes, la musique depuis mon enfance. Ma famille, m’aide à avancer dans mes projets, même ma grand-mère voulait faire partie de mon projet», raconte Antoine. Ce mélange de genres s’inscrit dans la musique rap, hip-hop, de textes tantôt graves, tantôt légers, mais un style en constante évolution. Touchés, les jeunes et moins jeunes sont rapidement attirés et pris par le genre musical et la sincérité du propos.

Tout ce que ces jeunes reçoivent de leur famille et de leurs amis ils veulent le partager, s’amuser, réfléchir, rassembler, et avancer. «Il faut persévérer, travailler et continuer encore. Cliff avait de bons textes, mais pas de matériel pour le montage et l’enregistrement, nous avons commencé à travailler ensemble depuis moins d’un an, nous enregistrons et nous monterons sur scène en décembre pour Secondaires en spectacle. Nous y mettons toutes nos énergies et c’est ce que nous voulons faire dans la vie», s’engage Antoine. Il aide et invite les autres pour monter, améliorer et enregistrer leurs créations, «j’adore ce que je fais et je peux les aider».

Antoine et Cliff s’inspirent d’ailleurs de leurs relations avec les autres, des histoires qu’on leur raconte, des problèmes comme des moments heureux des amis pour écrire et créer. Pour eux non plus, la vie n’a pas toujours été facile, leurs familles ont aussi leur histoire, mais ils ont des certitudes: «Je sais la vie est dure, t’es pas la seule personne à avoir frappé des murs, mais nous sommes plusieurs à venir à l’aide…». Cet extrait fait partie des chansons du spectacle de Super Fly Boy. Ils ont en commun l’expression des émotions et de sentiments non feints, ces jeunes sont loin de nier les difficultés, mais ils sont surtout sincères et confiants dans leurs capacités et celles des autres. «Il faut du courage et de la fierté, pour cela il faut trouver nos valeurs et on a tous des talents à développer», affirme Antoine.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Chroniqueurs

Chez nos voisins