Les membres du quatuor Joce après leur conquête du titre au 39e Festival international de la chanson de Granby samedi dernier; dans l'ordre, Sébastien Campeau, Véronique Boucher, Jocelyn Ménard et François Blouin. (Courtoisie)
La formation Joce lauréate du 39e Festival de la chanson de Granby
C'était samedi dernier 15 septembre, le jury de 41 membres a couronné le groupe Joce lauréat de la 39e édition du Festival international de la chanson de Granby, lors de la finale où se retrouvaient aussi Caroline D'été, Éric Larochelle et Francis Roberge.
Le groupe Joce s'articule autour de Jocelyn Ménard, un ex-étudiant du département de musique du collège Lionel-Groulx, qui est entouré de Véronique Boucher à la batterie, de François Blouin aux claviers et à la basse et de Sébastien Campeau à la guitare.
En remportant Granby, la formation Joce met la main sur plusieurs bourses totalisant plusieurs dizaines de milliers de dollars, dont celle du Fonds d'aide au développement d'une valeur de 40 000 $ et des opportunités s'ouvrent pour des prestations éventuelles du groupe, par exemple lors de la Francofête à Moncton en novembre 2008.
La réussite de Joce à Granby est assez inopinée, si on pense que le groupe de musiciens travaille les pièces présentées au festival depuis trois mois environ, nous confiait la blainvilloise Véronique Boucher, fort heureuse de la tournure des événements, elle qui participe aussi au groupe musical Garbanzo.
Pour l'instant, l'auteur-compositeur-interprète Jocelyn Ménard qui est le pivot de Joce, devra se remettre à l'écriture et à la composition de nouvelles pièces, dans l'espoir d'avoir du matériel suffisant pour un premier album éventuellement. Mais sans trop se presser, espère Véronique Boucher, ce qui serait la pire erreur à faire en ce moment, pense-t-elle.
Quant à la charge brutale du journaliste arts et spectacles Sylvain Cormier dans les pages du quotidien Le Devoir de lundi sur la pauvreté de la finale 2007 à Granby et sur le groupe Joce en particulier, la musicienne blainvilloise parle «d'un coup de deux par quatre pour tuer une mouche», ajoutant aussi: «Nous n'avons jamais prétendu que nous sommes des musiciens professionnels arrivés au niveau de Pierre Lapointe ou de Yann Perreau».