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Un athlète à la poursuite de nouveaux défis

Jean-Paul Frey

par Audrey Jacques
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Article mis en ligne le 4 septembre 2007 à 14:41
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Un athlète à la poursuite de nouveaux défis
Jean-Paul Frey s'est fixé comme objectif de participer au «Marathon des sables» dans deux ans. (Photo : Pépé )
Un athlète à la poursuite de nouveaux défis
Jean-Paul Frey
Ne soyez pas surpris de rencontrer Jean-Paul Frey au pas de course dans les rues et les pistes cyclables de la région. Le marathonien de 50 ans s'entraîne régulièrement et se prépare à relever de nouveaux défis. C’est avec passion et énergie que cet athlète «autodidacte», comme il le dit lui-même, nous parle de son parcours.
Jean-Paul Frey s'est mis à la course à pied, un peu par hasard, il y a de cela près de 30 ans. Un moyen de se mettre en forme qui allait devenir une véritable passion au fil des ans. En tout, Jean-Paul Frey a participé à 18 marathons, dont deux «ultramarathons». «Ultra-athlète»? Bien peu pour l'homme qui, malgré ses exploits, reste très modeste.

C'est en 2002 que Jean-Paul Frey entreprend de participer à son tout premier «ultramarathon»; une course de 100 kilomètres qui se tenait à Lévis. Douze heures de course plus tard; l'athlète relevait un nouveau défi personnel.

À la fin du mois de juillet, il participait à «L'Ultramarathon» de Drummonville dans la catégorie «Classe ouverte». Une course de 24 heures dans le cadre des championnats du monde. Un événement où plus de 200 athlètes de 26 pays étaient réunis. Pour Jean-Paul Frey, la course lui a permis de courir un peu plus de 130 kilomètres, sans arrêt.

Un événement qui exigeait toute une préparation. «Je me suis mis à m'entraîner davantage; je courais entre 100 et 150 kilomètres par semaine. Je devais aussi surveiller mon alimentation. Pour ce faire, je me suis renseigné sur Internet et dans des bouquins. J'ai fait mes devoirs avant de me lancer dans cette aventure», explique-t-il.

Une première expérience positive pour l'homme qui avoue tout de même avoir rencontré des périodes difficiles à certains moments de la course. «Je connaissais les enjeux d'une telle course. Non seulement les risques de blessures sont élevés, mais il y a beaucoup d'abandon en cours de route», concède-t-il.
Un coureur qui a du cœur au ventre
De la témérité et une grande force de caractère; voilà ce qui a permis à Jean-Paul Frey de terminer le marathon. «On rencontre des périodes de découragement. On est seul, face à soi-même et on se demande si on va terminer, mais ma conjointe était là pour me supporter et m'encourager. Le soutien joue beaucoup dans ces moments-là», ajoute-t-il.

Au fil des ans, les athlètes qui participent à de tels événements en viennent à se connaître. «Il y a une très belle solidarité dans ce sport. On partage nos expériences et on échange beaucoup entre nous», souligne M. Frey.

Le prochain défi de Jean-Paul Frey; le «Marathon des sables». Une course de 230 kilomètres en six jours à travers le désert marocain. Un défi qu'il compte relever dans deux ans. D'ici là, il espère trouver suffisamment de commanditaires pour s'assurer une participation à l'événement. «La température et le fait de courir dans le sable seront mes deux principaux défis. La course ne permet cependant pas d'être accompagné durant le parcours; ce sera un défi supplémentaire que de se retrouver seul», avoue Jean-Paul.

Pour l'athlète qui ne fait pourtant partie d'aucun club sportif, l'entraînement est un moyen d'être mieux et en aucun cas quelque chose de contraignant. «C'est exigeant et ça demande beaucoup de mon temps, mais la course c'est réellement mon «hobby». J'y prends beaucoup de plaisir et je compte continuer encore longtemps», maintient-il.

Pour celui qui se fait surnommé «Forest Gump» par ses collègues de travail, il reste encore de nouveaux défis à relever, d'autres kilomètres à parcourir.



Jean-Paul_Frey.jpg

(Photo : Pépé )

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