Sylvie Trahan
(Photo : Pépé )
Sylvie Trahan lauréate du Prix d’excellence de la COMAQ
Pour son engagement communautaire et social
Fonctionnaire municipale depuis vingt-deux ans, Sylvie Trahan s’est taillé une réputation pour sa rigueur dans ses mandats d’assistante-greffière et de greffière dans trois villes de la MRC Thérèse-De Blainville, mais c’est pour son engagement social et communautaire dans un cheminement très particulier que la greffière de la ville de Lorraine a mérité le Prix d’excellence de la Corporation des officiers municipaux agréés du Québec lors des 39e assises annuelles.
La COMAQ rassemble 570 gestionnaires de plus de 200 municipalités du Québec, les assises de 2007 ont permis de souligner l’engagement humanitaire, communautaire et social de Sylvie Trahan. D’abord assistante-greffière à Bois-des-Filion, puis durant dix-sept ans greffière à la ville de Rosemère, Sylvie Trahan est revenue à ce titre à la ville de Lorraine, après à peine deux ans de retrait. Et pour cause, elle est mère de six enfants dont les petits derniers en 2003 n’avaient pas encore fait leur entrée à l’école. La passion de sa vie aura été de fonder une famille bien particulière, en plus de s’impliquer dans les communautés où elle a oeuvré. Elle a d’abord adopté Julienne venue de Madagascar aujourd’hui âgée de 23 ans, puis Daphnée et Sophie-Rose sont nées. Au cours de la même année, Mei-Li est arrivée de Chine, suivie quelques années plus tard de Félix-Loup et de Zaïa du Vietnam. «Nous nous sommes mariés pour adopter des enfants, nous aimons plus que tout, les enfants ! Tous les deux ans le goût nous reprenait, mais la dernière fois nous avons décidé d’attendre plutôt nos futurs petits-enfants…», raconte-t-elle avec passion.
Sylvie Trahan se dit d’abord une personne privilégiée, «malgré les différences d’âge et de culture, je suis d’abord privilégiée par l’amour, l’harmonie et le respect entre tous les membres de notre famille. Chaque fois que nous sommes allés chercher un enfant, tout s’est bien déroulé, les liens se sont tissés, j’ai eu beaucoup de chance». Pour Sylvie Trahan, l’adoption aura été un rêve qui se poursuit, «il faut que les parents sachent et prennent conscience avant l’adoption de ce qu’implique leur engagement». Elle a aidé de futurs parents, «pour prendre la décision et être en mesure de les aimer inconditionnellement ces enfants, la meilleure préparation est de connaître la réalité.»
Modeste, Sylvie Trahan ne voit pas son parcours du même œil que la majorité des gens, «nous vivons selon nos valeurs, je n’ai pas beaucoup d’intérêt pour le matériel mais je ferai tout pour mes enfants, Daphnée voyage régulièrement pour ses compétitions de karaté, Sophie-Rose est allée en Amérique du Sud dans un projet communautaire, et je pourrai toujours aider tous mes enfants à réaliser leurs rêves, à être bien et heureux dans ce qu’ils font, c’est le plus important. L’adoption est au-delà du désir d’aider des enfants, un rêve égoïste de vivre avec eux, d’être leur parent, leur famille».
La famille nombreuse n’a pas empêché Sylvie Trahan de s’impliquer tout près d’elle dans son milieu au fil des ans. Alors qu’elle était greffière de Rosemère, l’Entraide Rosemère, a été fondée. «C’était un projet de fonctionnaires qui étaient confrontés à la réalité d’une communauté. Malgré les apparences d’un milieu aisé, des personnes, des familles vivaient des difficultés financières et sociales. D’autres devenaient complètement démunies et épuisées par la malchance, la maladie et l’isolement. Des paniers de Noël, l’organisme est devenu un support permanent pour les personnes seules, démunies ou temporairement en difficulté», rappelle-t-elle.
Sylvie Trahan s’est également engagée par le biais de sa fille dans le bénévolat cette fois à Terrebonne, où Daphnée s’est inscrite il y a plus de huit ans au centre d’arts martiaux Dojo K. «Je n’aurais jamais pensé faire un jour du karaté, mais cette philosophie correspond à mes valeurs et a été bénéfique pour ma fille qui continue de se qualifier. J’ai finalement joint les rangs des parents bénévoles et par la suite le conseil d’administration», raconte la lauréate du prix Bénévole par excellence du Gala Griffon d’or 2005 de Terrebonne.
En bout de ligne, Sylvie Trahan n’a pas manqué au cours de son passage dans différents milieux, de toujours offrir une part d’elle-même pour aider, soutenir et partager avec les autres qu’importe le moment. Sa générosité, effacée et discrète, ne peut plus passer inaperçue, la COMAQ en a décidé autrement en lui décernant le prix d’excellence!
Ph sylvie trahan pp 9025
(Photo : Pépé )