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Maman joue du drum mais ne sera jamais une «drum machine»

par Donald Brouillette
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Article mis en ligne le 22 juin 2007 à 5:00
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Maman joue du drum mais ne sera jamais une «drum machine»
Véronique Boucher, l'une des rares jeunes femmes batteures-percussionnistes à faire carrière dans la région de Montréal, a opté pour cette formation musicale à l'âge de 19 ans, en forçant la porte du département de musique du collège Lionel-Groulx! (Photo Pépé)
Maman joue du drum mais ne sera jamais une «drum machine»
J'écris «maman» pour la taquiner, car Véronique Boucher est une très jeune maman. Je dis maman comme si j'étais sa petite qui se traîne en ce moment sur le plancher de sa cuisine. Mais en fait j'ai découvert Véronique Boucher alors qu'elle étudiait en musique au collège Lionel-Groulx. Une touche-à-tout, musicienne curieuse, intelligente, déterminée, allumée.
Le prétexte pour parler d'elle aujourd'hui c'est bien sûr la sortie récente du premier CD du groupe Garbanzo, dont elle est percussionniste, choriste, agente de promo et que sais-je encore? Et aussi leur spectacle tout proche, jeudi prochain 28 juin, au parc Marc-Aurèle-Fortin de Blainville à 19 h, dans le cadre des Jeudis Show (voir autre article dans cette édition).

Bon et si on en profitait pour parler un peu de toi, chère?

Véronique Boucher a cogné à la porte du collège Lionel-Groulx à 19 ans, sachant jouer trois accords sur une guitare, nous dit-elle, pour y être admise au département de musique. Elle a été reçue assez froidement: «Faut que tu saches jouer!», lui expliquait le coordonnateur du département. Plutôt déterminée, elle finit par être acceptée tout de même et étudie la batterie pendant deux ans: «J'étais la seule fille dans mon année», se souvient-elle.

«Background» musical… «Il n'y avait personne dans ma famille qui faisait de la musique. Mais la musique avait toujours été là dans ma tête», explique Véronique.

Elle n'est pas longue à prendre du poil de la bête! En 2004, Jean St-Arnaud du service socioculturel du cégep, lui demande de prendre en charge la direction musicale de la finale locale de Cégeps en spectacle, où elle s'implique à fond jusque dans la thématique. Son professionnalisme impressionne. L'année suivante, elle assumera la coanimation et dirigera l'accompagnement musical des finalistes, cette fois à la finale nationale de Cégeps en spectacle qui se tient à Lionel-Groulx en 2005.

Véronique Boucher dit adorer la conception et l'organisation de spectacles. De plus, sa formation musicale en arrangements et composition qu'elle a ajoutée à ses trois années en instrument, lui confère un atout indéniable.
«Je ne me sens pas capable de jouer I will survive 4 jours semaine»
À l'aise comme un poisson dans l'eau avec les musiciens du groupe Garbanzo, la jeune musicienne maintenant résidante de Blainville, reconnaît qu'elle ne se sent pas une «drum machine», quelqu'un qui pourrait jouer les mêmes «tounes» à tous les soirs dans les bars. Elle doit s'impliquer dans les projets musicaux auxquels elle participe: «Je suis obligée de dire ce que je pense! Faut que je mette ma nuance. Pouvoir modifier les tounes selon l'inspiration.», résume-t-elle.
Et puis, elle est batteure, percussionniste, mais avant tout une musicienne. «J'ai une bonne oreille. J'aime ça chanter, même si je ne suis pas une bonne chanteuse, j'aime ça partager avec le public, être à l'avant-scène avec Benoit (Archambault, chanteur du groupe Garbanzo)», nous expliquait-elle à deux semaines du spectacle du 28 juin à Blainville.

Pourquoi vous en dire plus? Rendez-vous au parc Marc-Aurèle-Fortin le 28 juin, pour la suite.

(Photo Pépé)

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