Patrick Chénier, originaire de Sainte-Thérèse, a raflé ce printemps les quatre prix d'un important concours de conception de maison, organisé par l'association des constructeurs de Calgary. (Courtoisie)
Quand la conception d'une maison flirte avec l'art, c'est qu'il y a un artiste derrière
Patrick Chénier, un térésien d'origine qui vit à Calgary depuis trois ans, a remporté en mai les quatre volets du prestigieux concours Student House SAIT Competition, organisé en collaboration avec l'association des constructeurs de la région de Calgary.
Patrick Chénier a d'ailleurs fait la une du Calgary Herald du samedi 12 mai sous le titre «Cream rises», notamment parce que c'était la première fois depuis que ce concours existe qu'un même étudiant y raflait les prix des quatre volets.
Étudiant de première année à l'école polytechnique SAIT en technique d'architecture à l'âge de 37 ans, le térésien a tout de même un lourd bagage de formation et d'expériences antérieures qui le prédisposait à se démarquer un jour ou l'autre.
Joint au téléphone la semaine dernière, Patrick Chénier nous expliquait qu'il est un peu un touche-à-tout: il a œuvré en restauration et il avait l'impression d'en avoir fait le tour; il a déjà fait un cours en infographie et conception 3D, il pratique toujours professionnellement la photo.
Quand il est arrivé à Calgary il y a trois ans, il a travaillé en construction, surtout dans la finition de maisons, «parce que je n'avais pas les compétences des menuisiers qui font du rough!», avoue-t-il simplement.
Il s'est inscrit l'année dernière au «architectural technologies program» au département de la construction de l'école polytechnique SAIT de Calgary, où il vient de compléter la première des deux années du programme.
Le défi du concours qu'il a remporté brillamment était de concevoir les plans (et éventuellement une maquette) d'une maison qui devait s'intégrer dans un environnement précis, une région montagneuse (Rocky View) et selon les paramètres, contraintes et exigences d'un client virtuel.
Une maison de rêve qui ne sera pas construite
Bon, il faut bien le dire, Patrick Chénier a une vision de la construction d'une maison qui n'est pas nécessairement la même que celle de votre constructeur du coin… «Une maison c'est une sculpture pour moi. Ça permet d'exprimer ma vision artistique qui a beaucoup d'influence sur le travail», nous explique-t-il.
Ainsi, dans le cas du design qui lui a valu le prix, les prix plutôt: «J'ai voulu faire entrer les gens dans une peinture de Lawren Stewart Harris (du Groupe des Sept) qui a beaucoup peint les montagnes. La maison devait être située à 30 km du mur des Rocheuses. Les montagnes se sont imposées immédiatement. Le mur du couloir reproduit les montagnes, c'est lumineux!», tente-t-il de nous faire comprendre au bout du fil. Pas facile…
Ce qui est certain, et comme se plaît à le répéter le Calgary Herald dans son article, c'est que c'est une sacrée carte de visite que Patrick Chénier a maintenant en poche, avec cette maison-modèle primée. D'ailleurs, son travail estival, en attendant d'amorcer sa deuxième année de cours, il s'exécute dans une compagnie d'architecture de Calgary «d'une réputation comparable aux architectes qui ont fait la Grande Bibliothèque de Montréal», précise-t-il. Patrick Chénier qui a beaucoup de connaissances dans des domaines connexes à l'architecture, semble éprouver beaucoup de plaisir à travailler cet été avec une bande d'architectes qui ont énormément d'expérience, nous dit-il.
A-t-il l'intention de continuer à travailler en architecture à Calgary par la suite? Il aimerait, mais la vie y est chère et cela dépendra de diverses contingences familiales. Par contre, son prix de maison-modèle 2007 restera toujours un atout supplémentaire dans son jeu.
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