Organisme sans but lucratif mis sur pied en novembre 2011, les Services d’entraide Le Relais ont pris en charge le dépannage alimentaire assuré jusqu’alors par la pastorale sociale de la Paroisse Notre-Dame-de-la-Paix, à Boisbriand et dans un quartier au sud de Sainte-Thérèse.
Les revenus de la paroisse à la baisse ne lui permettaient plus d’assumer ces activités, explique Sophie Goldine-Kimpton.
Mais surprise, la transformation en OSBL de l’organisme paroissial ne lui facilite pas davantage l’obtention de subventions de fonctionnement, contrairement à ce qui avait été estimé. C’est que pour la plupart des ministères et agences gouvernementales, on demande à un organisme communautaire de démontrer sa pertinence et sa nécessité pendant un an, voire deux, avant de le reconnaître aux fins d’une subvention.
Ainsi, les dirigeants des Services d’entraide Le Relais se retrouvaient-ils au bureau du député de Groulx René Gauvreau en ce 23 avril, pour tirer la sonnette d’alarme quant à la précarité de leur existence.
«Le Relais» ayant succédé à la pastorale sociale de Notre-Dame-de-la-Paix qui a exercé un rôle d’entraide similaire dans le même quartier pendant une trentaine d’années, Sophie Goldine-Kimpton estime qu’on ne devrait pas lui exiger de faire ses preuves pendant un an ou deux, avant de soutenir financièrement l’organisme.
Le seul organisme d’entraide de BoisbriandLes Services d’entraide Le Relais offrent du dépannage alimentaire à 124 familles de Boisbriand totalisant 610 personnes et à 75 autres familles de Sainte-Thérèse représentant 257 personnes. De plus, c’est le seul organisme communautaire de Boisbriand.
«À Sainte-Thérèse, ils (organismes de dépannage alimentaire) sont trois à être financés. Si nous cessons nos activités, ils ne reprendront pas notre clientèle, ils n’en ont pas les moyens ni le mandat, ils nous l’ont confirmé», révèle la directrice générale du Le Relais, qui craint de devoir mettre les clés dans la porte d’ici six mois, si rien ne bouge.
À court terme, le député René Gauvreau s’est engagé à trouver des partenaires à l’organisme, mais la solution à plus long terme repose sur un financement récurrent du ministère de la Famille, de l’Agence de la santé des Laurentides et de Centraide.
«On parle ici de besoins primaires, de permettre aux participants de manger à leur faim, rappelle Sophie Goldine-Kimpton. Si je dois fermer, il risque d’y avoir des dégâts, plus de criminalité dans les commerces», ajoute-t-elle.
Pour continuer à jouer son rôle de base de dépannage alimentaire, les besoins financiers de l’organisme sont de 142 000 $ et on estime à ce jour le manque à gagner à 88 000 $; pour en faire plus et accompagner les gens vers l’autonomie et leur prise en charge, il faudrait ajouter deux ressources qui représenteraient environ 50 000 $.
Les personnes ou entreprises de Boisbriand ou d’autres villes de la région qui désireraient venir en aide aux Services d’entraide Le Relais peuvent communiquer directement avec sa directrice générale au 450 939-0501 ou encore via le bureau de comté du député René Gauvreau au 450 430-7890.
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L'aide alimentaire est très certainement un besoin primaire à combler pour ces 124 familles de Boisbriand qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts! Je tiens toutefois à préciser qu'il existe plusieurs organismes communautaires à Boisbriand et que ceux-ci aussi doivent justifier leur existence auprès des bailleurs de fonds!