Une nouvelle année de «Petits Plaisirs»

Stéphanie Deschamps
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Un congé bien mérité pour certains parents des Laurentides

L’organisme rappelle à la population que son soutien est primordial à la survie du programme. Photo: Gabrielle Doutre

Un brin de repos. Voilà ce qu’offre depuis 1998 le projet de répit Les Petits Plaisirs aux familles de la région qui affrontent les problématiques de la vie avec un enfant handicapé. À l’aube de sa quinzième saison d’activités, l’organisme tient à rappeler à la population que son soutien est primordial à la survie du programme.

«Nous accueillons des jeunes ayant un dossier actif au CLSC. Ceux-ci résident pendant une fin de semaine à la Maison Parenfant des Basses-Laurentides, où ils bénéficient de l’encadrement de professionnels tout en profitant d’activités spécialisées. Notre but est de combattre l’isolement social dont font trop souvent l’objet de ces familles, que nous pourrions identifier comme oubliées du système. Malheureusement, après quatorze saisons, les bénévoles sont essoufflés et le financement est toujours difficile», déplorent les responsables.

En tout, le budget actuel du projet frôle les 18 000$, pour treize fin de semaines de répit par année. S’ils peuvent compter sur l’aide de certaines villes, de la fondation du Centre de santé et de service sociaux (CSSS) et sur les contributions parentales, les responsables soutiennent que ce projet en est surtout un de communauté, financé en grande partie par des dons ou des levées de fonds faites tout au long de l’année.

«Nous avons continuellement besoin de la collaboration des citoyens parce qu’il n’est pas toujours facile d’assurer les treize weekends. D’ailleurs, l’an dernier nous étions supposés offrir dix fin de semaines, mais grâce à la générosité des gens, nous avons été en mesure d’en offrir treize, indique Roger Barrette, intervenant communautaire au CSSS Thérèse-De Blainville et un des initiateurs du projet. C’est de cette façon que nous pouvons donner du bon temps aux jeunes ainsi que du repos aux parents qui bien souvent n’ont pas eu de répit depuis la naissance de leur enfant.»

Des fin de semaines exigeantes, mais gratifiantes

Troubles envahissants du développement, trouble déficitaire de l'attention, autisme…Les problématiques auxquelles doivent faire face les éducateurs spécialisés lors de ces répits sont nombreuses. Arrivant à 19h le vendredi et quittant à 15h le dimanche, les enfants sélectionnés, âgés entre deux et douze ans, sont ainsi confiés à trois éducateurs. Ceux-ci veilleront ensuite à tous les besoins du groupe et ce, de jour comme de nuit. Que ce soit pour les activités, les siestes ou encore les bains, ce sont les trois mêmes personnes qui veillent au bien-être et à la sécurité des jeunes pendant le weekend.

Référés à l’organisme par des spécialistes du CLSC, 69 enfants ont pu profiter du programme pour la saison 2011-2012, ce qui totalise 3560 heures de répits. Si à ses débuts le projet recueillait 110 demandes pour l’année, pour sa quatorzième saison, ce dernier en a plutôt reçu 336, desquelles les responsables ont dû choisir les cas les plus urgents. «Avant, il arrivait qu’une famille puisse obtenir deux, voire trois fin de semaines de répit. Maintenant, vu la hausse de demandes que nous recevons ainsi que notre limite financière, nous devons de plus en plus réduire à une fois les répits par famille, se désole Suzanne Lagacé, directrice de la Maison Parenfant. La sélection est donc faite selon l’urgence, ce qui est déterminé par l’intervenante au dossier qui elle fera le choix par rapport au contexte ou encore à la détérioration de la situation.»

Malgré la charge de travail élevée, les responsables disent trouver ce projet plus que valorisant. «À la fin de chaque weekend, les familles doivent remplir un rapport afin de revenir sur l’expérience. Les réponses sont si émouvantes, elles nous donnent de l’espoir en l’avenir», s’enthousiasme Monsieur Barrette. Enfin, pour lui et tous les autres intervenants du projet, le rêve ultime serait d’un jour construire une Maison de répit Les Petits Plaisirs, qui serait en mesure d’offrir du soutien à toutes les familles dans le besoin et ce, à l’année longue.

Pour venir en aide au projet et faire une contribution monétaire, vous n’avez qu’à envoyez cette dernière à l’ordre des Petits Plaisirs/Maison Parenfant aux Services communautaires de Rosemère situés au 325, chemin Grand Côte.

Organisations: Maison Parenfant des Basses-Laurentides, CLSC, Maison de répit Les Petits Plaisirs Services communautaires de Rosemère

Lieux géographiques: Laurentides, Chemin Grand Côte

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires