Tous les acteurs concernés questionnent la modification du schéma d’aménagement



Publié le 3 Mai 2010
Publié le 27 Mai 2010
Claudine Mainville RSS Feed

Consultation publique concernant la forêt du Grand-Coteau à la MRC Thérèse-De Blainville

Citoyens et citoyennes, propriétaires des lots de la réserve foncière, membres d’Enviro Mille-Îles et les anciens conseillers municipaux, ont questionné les élus de la MRC Thérèse-De Blainville, sur l’amendement au schéma d’aménagement proposé par la ville de Lorraine concernant la forêt du Grand-Coteau, lors de la consultation publique tenue avant l’adoption mardi dernier.

Sujets :
Forêt du Grand-Coteau

Pour les uns, le libellé de l’amendement exclut une partie de 200 000 pieds carrés de la réserve foncière décrétée par la ville de Lorraine. «Où est l’urgence d’adopter cet amendement, il faudrait plutôt le faire après que la ville de Lorraine ait effectué les changements de zonage pour que l’ensemble des terrains de la réserve foncière soit conservé, soit la réelle totalité de la forêt du Grand-Coteau», a redemandé Lyne Rémillard, ancienne conseillère municipale de Lorraine.

Les citoyens et citoyennes, les membres de l’organisme Enviro Mille-Îles voulaient pour leur part l’assurance de la protection de cette forêt, même si le processus doit se dérouler par étape. La réserve foncière protège jusqu’en 2011 l’ensemble de la forêt, d’ici là d’autres étapes seront franchies a rappelé, le maire de Lorraine, Ramez Ayoub. «Il n’y a rien qui a changé depuis les règlements adoptés par le conseil précédent concernant la réserve foncière. L’amendement au schéma de la MRC représente ce qui est existe actuellement au règlement de la ville de Lorraine», a-t-il rappelé.

Des propriétaires des lots dont le développement est suspendu par l’application de la réserve foncière, se sont également présentés à cette consultation, en demandant entre autres, que les élus définissent clairement leurs intentions. «S’ils ont vraiment l’intention de conserver cette forêt, et bien, qu’ils nous exproprient. Nous ne pouvons attendre indéfiniment, depuis les changements au zonage, l’application de la réserve foncière, personne ne nous parle, pourtant ce sont nos propriétés…», disent-ils. Certains des quatre propriétaires ont d’ailleurs engagé des recours devant le tribunal pour contester des règlements, «nous contestons même le règlement de 1993 et 2005, nous avons acquis ces terrains selon des conditions qui ne peuvent être modifiés comme ça…nous allons d’ailleurs en parler en cour dès le mois de janvier prochain».

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