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L’homme d’affaires Lino Zambito dépose six plaintes au ministère des Affaires municipales

Publié le Mars 18 2010
Publié le Mai 27 2010
Donald Brouillette

Mis sur la sellette l’automne dernier par l’émission Enquête de Radio-Canada, l’entrepreneur de Boisbriand Lino Zambito a déposé la semaine dernière six plaintes au ministère des Affaires municipales, mettant en cause Marlene Cordato et Patrick Thifault, alors qu’ils siégeaient comme conseillers municipaux sous la précédente administration de Boisbriand.

Sujets :
Ministère des Affaires municipales , Radio-Canada , TVA , Boisbriand , Rue Annemasse

Pour bien comprendre cette saga qui se poursuit, il faut rappeler que Marlene Cordato et Patrick Thifault révélaient à Radio-Canada, en pleine campagne électorale municipale, que Lino Zambito avait tenté d’influencer le résultat de l’élection de novembre 2009, en les dissuadant de former une nouvelle équipe pour faire la bataille à la mairie à la mairesse sortante Sylvie St-Jean. En outre, l’émission Enquête relevait le grand nombre de contrats accordés à Infrabec sous l’administration St-Jean, dont le contrat de réfection de l’usine d’épuration où Infrabec était le seul soumissionnaire.

Cinq mois plus tard, Lino Zambito riposte donc en déposant six plaintes concernant Marlene Cordato et Patrick Thifault au ministère des Affaires municipales, tel que le révélait le réseau TVA la semaine dernière.

Pour notre part, le journal Le Courrier a eu accès aux documents de l’une de ces six plaintes, sans doute l’une des plus étoffées. On y allègue que «Deux conseillers de la ville de Boisbriand ont enfreint la loi des attributions de contrats professionnels et l’un des conseillers a retiré des avantages pécuniers de cette attribution».

L’affaire fait référence à l’attribution d’un contrat de génie conseil pour la surveillance des travaux de réaménagement de la rue Annemasse, alors que le Ralliement des citoyens était majoritaire au conseil, et que selon les faits allégués, on aurait favorisé indûment l’une des trois firmes en lice, malgré les règles et les normes régissant l’octroi de ce type de contrats professionnels.

Ces plaintes auraient été transmises au ministère le 8 mars dernier.

Au moment de clore cette édition, un porte-parole de la mairesse Marlene Cordato nous affirmait que cette dernière ne commenterait plus les plaintes publiquement, sur l’avis de ses avocats.

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