Malgré les campagnes et mouvements de sensibilisation depuis les dernières décennies, la violence conjugale est aussi présente, constatent les intervenantes du Mitan. Celles-ci attendent encore des actions bien tangibles du plan d’action gouvernemental 2004-2009. L’organisme communautaire a profité du Regroupement pour atteindre le seuil du budget de base, qui sera d’ailleurs suivi d’une demande à la hausse au cours de l’année.
Également supporté par les profits des bingos, Le Mitan a vu, comme la plupart des organismes, ses revenus fondre depuis l’application de loi sur le tabac. «La nouvelle règlementation est enfin adoptée pour repartager les revenus. Toutefois, pour ce qui est des kiosques de Loto-Québec une décision devra être prise, les dépenses ont augmenté et les revenus ont diminué…», a précisé la directrice.
Outre le financement, l’organisme connaît des difficultés de recrutement pour assurer les services. Des départs et pré retraites ont laissé vacants quelques postes, la directrice Mireille Langlois indique que dans plusieurs domaines le recrutement s’avère difficile. Le Mitan recrute des travailleuses en intervention, travail social et en éducation spécialisé. En 2007-2008, soixante-huit femmes et cinquante et un enfants ont été accueillis, pour une durée moyenne de séjour de 35.9 jours. Le Mitan dispose de seize places d’accueil.
Le Mitan participera cette année à la mobilisation contre le projet de loi C-484 du gouvernement fédéral, qui pourrait remettre en question le droit des femmes à l’avortement.
Année de consolidation au Mitan
Les membres du conseil d’administration de la maison d’accueil Le Mitan ont dressé un bilan positif de la 28e année d’existence, des services d’hébergement pour les femmes et leurs enfants en situation de violence conjugale.
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